Poème mythologique latin en hexamètres dactyliques composé de 15 livres fut écrit par Ovide vers l'an I ou II.
L'uvre (une des plus significatives de la littérature de la Rome antique ) comprend, sur plus de 12000 vers, le récit de deux cent quarante-six fables sur les métamorphoses relatives à la transformation de dieux ou de héros en bêtes, plantes ou rochers, disposées chronologiquement depuis le Chaos jusqu'à la métamorphose de Jules César en étoile. Ces récits de la mythologie sont choisis parmi le riche répertoire de la tradition grecque et les fables romaines.
La variété de la composition ne permet par de tenter une synthèse de l'ensemble. De toutes ces fables et personnages se détachent des figures expressives et à juste titre demeurées immortelles. Vous pouvez consulter chaque fiche dans une fenêtre indépendante.
| LIVRE |
CONTENU |
| I |
Origine du monde
L'homme
Les quatre âges du monde
Les Géants
|
Lycaon
Le déluge
Deucalion et Pyrrha
Python
|
Daphné
Io, Argus, Syrinx
Phaéton (début) |
| II |
Phaéton (fin)
Les Héliades
Cygnus
Callisto |
Arcas
Coronis
Ocyrhoé |
Battus et Aglauros
Europe
Le corbeau |
| III |
Cadmus
Actéon
Sémélé |
Tirésias
Narcisse
Echo |
Penthée
Acoetès |
| IV |
Les filles de Minyas
Pyrame et Thisbé
Vénus et Mars
Leucothoé |
Clytié
Salmacis et Hermaphrodite
Athamas et Ino
Cadmos et Harmonie |
Persée
Atlas
Andromède |
V |
Persée (fin)
Hippocrène
Les Piérides |
Cérès et Propserpine
Cyané |
Ascalaphus
Les Sirènes
Aréthuse |
| VI |
Pallas
et Arachné
Niobé
Les Paysans de Lycie |
Marsyas
Pélops
Progné et Philomèle |
Borée
Zéthès et Calaïs |
| VII |
Jason et Médée
Eson
Pélias |
Thésée
Eaque
La peste de Salamine |
Les Myrmidons
Céphale et Procris |
|
VIII |
Nisus et Scylla
Le Labyrinthe
La couronne d'Ariane
Dédale et Icare |
Perix
Le sanglier de Calydon
Méléagre |
Achélous
Philémon et Baucis
Erysichthon |
|
IX |
Achélous et Hercule
Nessus
Mort d'Hercule
|
Alcmène et Galanthis
Dryopé
Iolaus
|
Byblis
Iphis |
| X |
Orphée
Cyparissus
Ganymède
Hyacinthe
|
Les Cérastes
Les Propoetides
Pygmalion
|
Myrrha
Adonis et Vénus
Atalante et Hippomène |
| XI |
Mort
d'Orphée
Midas
Laomédon |
Hésioné
Pélée et Thétis
Pélée chez Céyx |
Céyx et Alcyoné
Esacos |
XII |
Les Grecs à Aulis
La Renommée
Cygnus |
Caeneus
Les Centaures |
Pérycliménus
Mort d'Achille |
| XIII |
Le jugement des armes
Ajax
Hécube
|
Enée chez Anius
Acis et Galatée
|
Polyphème
Glaucus |
| XIV |
Scylla et Circé
Les Cercopes
La Sibylle
Achéménide et Polyphème
Macareus
|
Ulysse et Circé
Picus et Canens
Compagnons de Diomède
L'olivier sauvage
Les navires d'Enée
|
Ardéa
Enée, dieu indigène
Pomone et Vertumne
Iphis et Anaxarété
Romulus et Hersilia |
| XV |
Numa
Myscélos
Croton
Pythagore |
Egérie
Hippolyte
Tagès |
Cipus
Esculape
Le divin Jules |
Thisbé qui passe de l'amour innocent à l'impudente audace dans laquelle elle trouve
le drame; l'orgueilleuse Anaxarété grave exemple pour Pomone;
Progné, terrible dans sa dignité offensée d'épouse et de citoyenne et qui, comme
Althée, sacrifie son fils à l'amour fraternel;
Myrrha et Byblis qui ne connaissent pas de limites à la folie de leur amour;
Salmacis qui séduisit le pur Hermaphrodite;
la coquette Galatée qui joue avec le Cyclope:
Niobé. effrayante dans son orgueil impie.
C'est toute la cohorte des beaux jeunes hommes comme Narcisse et Hyacinthe; des
nymphes, tantôt pudiques comme Daphné et Aréthuse, tantôt éperdument éprises comme
Echo et toutes les jeunes femmes amoureuses du Soleil.
Des héros entêtés et présomptueux comme Phaéton, audacieux comme Persée pris par
la belle Andromède, malheureux comme Icare, Méléagre, ou triomphants comme Pygmalion.
fortunés comme Glaucos, Adonis, Orphée, Hercule, etc.
Malgré tant de variété, le sujet est disposé suivant les canons de l'art grec,
de façon à former un cycle ayant une unité. Les fables se succèdent en ligne généalogique,
par ordre topographique ou chronologique; le plus souvent, elles s'enchaînent
par groupes, donnant ainsi naissance à des situations neuves souvent représentées
avec une liberté absolue.
A l'unité du sujet répond, dans la même mesure, l'unité de la forme; des fables
de même genre sont colorées par le poète de tonalités psychologiques différentes
tandis que des sujets différents assument une uniformité de couleur d'intérêt
psychologique
Dans sa façon de sentir le personnages Ovide est très voisin d'Euripide: chez
lui, le héros vit dans les limites d'une humanité bourgeoise sous l'écorce de
laquelle on retrouve facilement les traits de la société galante de la Rome d'Auguste.
Les éléments tirés de la tradition tragique, élégiaque ou épique, revivent en
une fusion poétique admirable: indéniablement le poète excelle dans la peinture
des âmes féminines, comme il convient à l'auteur des Amours, des Heroïdes et de
l'Art d'aimer
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