Les 12 Travaux

Hercule et le lion de Némée
Hercule et le lion de Némée

Après la folie meurtrière qui lui avait fait tuer sa femme Mégara et ses enfants, Héraclès se mit à la disposition d'Eurysthée pour une période de douze ans afin d'expier ses crimes comme le lui avait ordonné la pythie de Delphes. Son neveu Iolaos participa aux « travaux » en conduisant son char ou en portant ses affaires.

Roi de Mycènes, Tirynthe et Midea en Argolide, son cousin Eurysthée était un être méprisable et se mettre à son service était difficilement supportable pour Héraclès mais il devait subir ce châtiment s'il voulait un jour aller sur l'Olympe.

C'est sur l'instigation d'Héra qu'Eurysthée soumis Héraclès à différents « travaux » pendant lesquels il devait théoriquement succomber.

On dit que lorsque Héraclès entreprit ses « Travaux » , Hermès lui donna une épée, Apollon un arc et des flèches lisses garnies de plumes d'aigle; Héphaïstos, un plastron d'or, et Athéna, une tunique.
Athéna et Héphaïstos, ajoute-t-on, rivalisaient d'attentions auprès d'Héraclès: elle lui assura la joie de goûter les plaisirs tranquilles; lui, le protégea contre les dangers de la guerre.
Poséidon lui fit don d'une paire de chevaux; Zeus d'un magnifique bouclier que rien ne pouvait entamer.
On racontait bien des histoires au sujet de ce bouclier en émail, ivoire, électrum, or et lapis-lazuli; en outre, douze têtes de serpents sculptés sur la saillie du bouclier et dont les mâchoires s'entrechoquaient lorsqu'Héraclès allait au combat, terrifiaient ses adversaires. La vérité cependant est qu'Héraclès dédaignait les armures et les armes, après le premier de ses « travaux » , il porta rarement la lance; il se servait seulement de sa massue et de son arc. Il utilisait très peu la massue à tête de bronze dont lui fit présent Héphaïstos et préféra la sienne taillée dans le bois d'un olivier sauvage: d'abord sur l'Hélicon, ensuite à Némée.
Il remplaça cette seconde massue par une autre, taillée également dans un olivier sauvage au bord du golfe de Saronique. C'est cette massue, qu'à Trézène, lors de son passage dans la ville, alors qu'il s'appuyait contre la statue d'Hermès, prit racine, bourgeonna, et devint un arbre majestueux.

 

Travaux d'Héraclès
dans le Péloponèse

Selon les auteurs l'ordre des « travaux » diffère quelque peu; la liste qui suit a été prise chez Apollodore (II,5,1 sqq):
1) le lion de Némée;
2) l'hydre de Lerne; (travail refusé)
3) la biche de Cérynie;
4) le sanglier d'Erymanthe;
5) les écuries d'Augias;(travail refusé)
6) les oiseaux du lac Stymphale;
7) le taureau de crète;
8) les juments de Diomède;
9) la ceinture de la reine des Amazones Hippolytè;
10) les boeufs de Géryon;
11) les pommes d'or du jardin des Hespérides;
12) le chien Cerbère à enchaîner.

Mais il existe aussi d'autres classifications, chez Diodore (IV, 11,1 sqq), chez Hyginus (Fabulae 30 et 31), qui diffèrent par l'ordre d'apparition des travaux. Chez Euripide (Héraclès 359 sqq) quatre travaux sont différents (les Centaures, les piliers du ciel, Cycnos et les pirates).

Eurysthée refusa de valider deux travaux: celui de l'hydre de Lerne car il considéra qu'il avait été aidé par Ialos et celui des écuries d'Augias car Héraclès avait reçu un salaire pour son labeur.

Les six premiers eurent pour théâtre le Péloponnèse ; les six autres se répartissent dans le reste du monde : en Crète, en Thrace, en Scythie, dans l'extrême-Ouest, au pays des Hespérides jusqu'aux Enfers.

❖ Sources antiques

❖ Bibliographie

Bibliothèque virtuelle
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