© Archaeological Museum, Olympia
Apollon, (Απολλων) une des
principales divinités grecques, dieu de la lumière des arts et de la divination.
Apollon est fils
de Zeus et de Lètô. Il nait
à Délos, où sa mère, poursuivie par la jalousie d'Héra, avait trouvé refuge.
L'étymologie du nom d'Apollon demeure incertaine. Aucune de celles que l'on a proposées n'est satisfaisante, soit qu'on rattache ce nom à un vieux verbe grec, "Απελλω", signifiant "écarter, repousser", ou à une forme ancienne du verbe "Απολλυμι", "détruire".
On n'est pas d'accord aussi sur l'origine du culte. Les uns le font venir d'Orient
soit une divinité hittite, soit un double hellénique du dieu d'arabie Hobal; D'autres le considèrent comme une divinité nordique, apportée du Nord et s'appuient sur ses relations étroites avec les Hyperboréens. D'autres encore le croient purement grec.
D'ailleurs les anciens eux-mêmes connaissaient
plusieurs Apollon.
Aujourd'hui, on tend à distinguer un Apollon dorien et
un Apollon ionien plus oriental, ancienne divinité solaire primitive comme semble l'attester certains de ses surnoms comme Phoibos ou Xanthos (couleur de feu); mais leurs légendes se sont mêlées.

Apollon citharède
Ses fonctions sont très variées. Il est le dieu de la lumière,
et conduit parfois le char du Soleil (Hélios). C'est aussi un dieu agricole : à Amyclées
(Apollon Carneios), en Arcadie (Apollon Nomios). C'est le dieu des
purifications, le dieu vengeur qui déchaîne les épidémies, le dieu
protecteur, le dieu médecin avant son fils Asclépios, le dieu des
arts, surtout de la poésie et de la musique, le dieu de la divination.
Nombreux aussi sont ses surnoms ou ses épithètes :
• Phoibos (le brillant),
• Pythios ou Pythoktonos (le vainqueur du dragon),
• Hékatébolos (qui
frappe de loin),
• Argurotoxos (à l'arc d'argent),
• Sôter (celui qui sauve),
• Alexicacos (le secourable),
• Iatromantis (le médecin devin),
• Musagète
(le conducteur des Muses),
• Sauroctone (tueur de lézards, dragons),
• Citharède
(joueur de cithare),
et, pour rappeler les lieux de culte : Clarios,
Lykios Isménios, Amyclaeos, Délios, etc.
A partir du Ve siècle avant notre ère les Grecs ont de plus en plus tendance à l'identifier avec Hélios (le Soleil) dont il emprunte parfois le char.
Considéré comme dieu de la musique et des Arts, Apollon a pour compagnes habituelles les Muses. Aussi l'appelait-on le Musagète.
le griffon, le cygne, le coq, l'arc et le carquois le trépied, la
lyre, le laurier et le palmier.
En butte avec la jalousie d'Héra Létô est beaucoup de mal à mettre au monde les jumeaux Apollon et Artemis (voir fiche Létô). Et même après l'accouchement leur mère fut persécutée.

A pollon tuant Python d'après Boeckhorst
© Musée de Gand (Belgique)
Contrairement aux autres enfants, Apollon ne fut pas nourri du lait maternel. Thémis déposa sur ses lèvres le nectar et la douce ambroisie. Tout aussitôt le nouveau-né rejeta ses langes et fut doué d'une vigueur virile, dont il usa sans tarder contre le serpent Python.
Ce monstre était un dragon femelle, qui avait été enfanté par la Terre et avait servi de nourrice à Typhon. Héra, qui avait résolu d'exterminer sa rivale, l'envoya contre Léto, au moment de la naissance d'Apollon, mais, grâce à Poséidon, qui dissimula dans les flots la retraite de Léto, celle-ci fut préservée, et le serpent Python dut regagner son repaire, sur les pentes boisées du Parnasse. Or, quatre jours après sa naissance, Apollon se mit en quête d'un lieu pour y établir son sanctuaire. Armé des flèches qu'Héphaistos avait forgées pour lui, il descendit des hauteurs de l'Olympe, traversa la Piérie, l'Eubée, la Béotie, et arriva dans le vallon de Crissa. Sur le perfide conseil de la nymphe Telphousa, qui régnait sur cette contrée et désirait garder son privilège, Apollon s'aventura dans une gorge sauvage du Parnasse, qui servait primitivement de repaire au serpent Python. Celui-ci, apercevant le dieu, se précipita. Mais Apollon lança contre lui son trait puissant. « Cette hydre causait des maux innombrables aux humains ; quiconque s'offrait à sa vue trouvait la mort, jusqu'au moment où le puissant Apollon la frappa d'une flèche terrible. Déchiré de cruelles douleurs, le monstre gît, palpitant : il se roule sur le sable. Il s'enfonce dans la forêt et se tord çà et là sur le sol, jusqu'au moment où, dans un souffle empesté, il exhale sa vie avec des flots de sang. Apollon s'écriait dans la joie de son triomphe :
Que ton corps desséché pourrisse sur ce sol fertile » (Hymnes à Apollon)Apollon, et la tua du premier jet en lui souhaintant de pourrir sur place. En souvenir de cet événement le lieu où s'était déroulée cette dramatique rencontre prit le nom de Pytho (gr. πυθειν, pourrir), changé plus tard en celui de Delphes. Quant à Telphousa, le dieu punit sa perfidie en l'étouffant sous un rocher.
Pour se purifier de la souillure qu'il avait contractée en tuant le serpent Python, Apollon s'exila en Thessalie, dans la vallée de Tempé. Quand la période d'expiation fut terminée, il revint à Delphes, la tête ceinte du laurier sacré, escorté d'un cortège de prêtres qui chantaient des hymnes de triomphe.
La beauté légendaire d'Apollon entraina de nombreuses amours aussi bien féminines que masculines comme Hyacinthos mais en général assez malheureuses.
Parmi les divinités, sa première tentative de conquète fut Daphné qui préféra se changer en laurier.
Cyrène, que l'on dit aussi fille du roi Hypseus, était une nymphe chasseresse. Apollon la vit un jour sur les pentes boisées du Pélion, qui luttait contre un lion. Charmé de sa beauté et de son courage, il l'enleva sur un char d'or et la transporta en Libye, où elle mit au monde Aristée.
Mélia, l'Océanide, qu'il rendit mère d'Isménios
Corycia, eut de lui Lycoreus
Acacallis, mère de Phylacidès et de Philandros
Certaines mortelles résistèrent aussi à ses avances:
Castalie, jeune fille de Delphes, qui, pour échapper à la poursuite du dieu, se jeta dans une fontaine, qui prit son nom..
Acacallis — à ne faut pas confondre avec la nymphe du même nom — et Chione furent aimées simultanément d'Hermès et d'Apollon.
Psamathe, fille du roi d'Argos, |

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