![]() |
|
|||||||||
![]() © Archaeological Museum, Olympia Apollon, (Απολλων) l'une des
principales divinités grecques était dieu de la lumière, des arts et de la divination.
Il est fils
de Zeus et de Lèto, nait
à Délos, où sa mère, poursuivie par la jalousie d'Héra, avait trouvé refuge. Ses fonctions sont très variées. ![]() Apollon citharède En référence à ces fonctions, nombreux sont ses surnoms ou ses épiclèses : Il est le dieu du chant et de la musique. Il tente d’apporter le bonheur aux hommes par la musique, spécialement par le phorminx, (espèce de cithare ancienne). Une tradition lui attribue l'invention de la flûte; mais cette tradition n'a rien d'antique. Chez Homère, Apollon n'a aucun rapport avec les Muses. L'Iliade nous le montre, il est vrai, jouant du phorminx aux banquets des dieux, et dans l'Odyssée il apparaît comme l’instructeur des aèdes . Du reste, ce n'est point lui, mais toujours la Muse, qu'invoquent les chantres épiques. Plus tard il apparaît comme le chef et le conducteur des Muses (Musagète). Apollon est le dieu de la divination et celui des oracles. Le passé et l’avenir sont connus de lui, et il les fait connaître aux hommes. ![]() Pythie sur son trépied Après Delphes (autrefois Pytho, d'où le surnom de Pythien), les plus célèbres de ses oracles étaient celui d'Abae en Phocide, celui des Branchides à Didyme, près de Milet; ceux d'Ichnae en Macédoine, de Claros près de Colophon, de Délos, de Sélinonte en Cilicie, de Patara en Lycie, de Thymbra en Troade, de Larisse en Argolide, d'Orope sur île d'Eubée, de Tégyre en Béotie, d'Eutrésis près de Thespies, et de Thèbes sur les bords de l’Ismène; d'où les surnoms qui en découle de Clarios, Larissaeos, Tégyraeos, Thymbraeos, Pataréus, Eutresités, Ismoénios. Le dieu rendait ses oracles, soit, comme à Delphes, par l'intermédiaire d'une prêtresse, nommée la Pythie (voir Xénoclée), qui était assise sur un trépied couvert de la cortina, la peau de Python, placé au-dessus d'une cavité d'où sortaient des vapeurs sulfureuses, soit, comme à Délos, par le bruissement des arbres; ailleurs, comme à Claros, par des sources dont l'eau inspirait ceux qui en buvaient, ou bien encore au moyen de farine sacrée, d'où le surnom d'Aleuromantis. La lyre, l'arc et les flèches, le trépied sont les attributs les plus communs d'Apollon. Il y faut ad joindre aussi les arbres et les animaux qui lui étaient consacrés, le laurier principalement, et aussi le palmier et l'olivier. Ces arbres sacrés racontaient à leur manière sa naissance et les origines de son culte; les animaux exprimaient l'essence et le génie du dieu sous une forme vivante et symbolique. Le cygne lui était consacré, comme oiseau chanteur ou comme emblème du soleil. Le cygne, qui passait chez les anciens pour doué d'un vol infatigable, était le compagnon des voyages d'Apollon; le dieu revenait du pays des hyperboréens dans un char traîné par des cygnes, ou bien un cygne le portait vers Délos. Un autre oiseau consacré à Apollon comme emblème lumineux, était le coq. C'est aussi comme animaux divinatoires qu'on consacrait à Apollon le rat et le serpent: le rat est le symbole d'Apollon Sminthien qui le porte dans la main sur des médailles; le serpent, symbole d'Apollon Pythien, avait sa place à Delphes sous le trépied de la pythie. Ces animaux étaient censés avoir, en respirant les exhalaisons de la terre, une vision prophétique. Le dauphin était l'emblème d'Apollon Delphinien Apollon prend sa forme, dans l'hymne homérique, pour aller fonder Delphes. En butte avec la jalousie d'Héra, Léto ,fille
de Coios et de Phoebé, a beaucoup de mal à trouver un refuge pour mettre au monde les jumeaux Apollon et Artémis. Et même après l'accouchement leur mère fut persécutée. L'hymne homérique les fait naître sur le mont Cynthus, non loin de la rivière Inopos. D'après la légende éphésienne, rapportée par Tacite (annales III,61) Apollon et sa soeur naissent dans le bois sacré d'Ortygie, près d'Éphèse; l'Inopos est remplacé par le Cenchrius et le palmier par un olivier. L'île de Délos s'appelait d'abord Ortygie selon Hygin ou Astérie selon Callimaque. Elle prit le nom de Délos (la claire, la brillante), après la naissance d'Apollon et de flottante elle devint fixe, (Métamorphoses, VI,333) au moyen de quatre colonnes qui s'élevèrent du fond de la mer pour la soutenir. Rhéa, Thémis, Dioné, Amphitrite et les autres déesses vinrent assister à sa délivrance; seules Héra et Illithie, la déesse des accouchements ne paraissaient pas. Enfin cette dernière, à force de promesses et d’un collier en or, se décida à venir, et Léto, après une attente de neuf jours, fut délivrée. |
![]() Divinités
Aphrodite - VénusApollon Arès - Mars Artémis - Diane Athéna - Minerve Déméter - Cérès Dionysos - Bacchus Hadès - Pluton Héphaïstos - Vulcain Héra- Junon Hermès - Mercure Poséidon - Neptune Zeus - Jupiter HEROS |
|||||||||
Apollodore, Bibliothèque: I,4,1; I,9,15; II,5,9; III,1,2; III,10,1; III,12,5; Hésiode, Théogonie: 918 Homère, Iliade: VII,452 ; XXI,441; Homère, Odyssée: VIII, 224 Nonnos, Dionysiaques: V, 215; IX, 215; XII, 298; Ovide, Métamorphoses: I,416; III,534; VI,382; X,106; Pausanias, Périégèse: I,43 §7; II,5 §8; II,6 §7; II,26 §2; II,35 §2; III,16 §1; IV,2 §2; IV,3 §2; VII,4 §1; VIII,25 §4; IX,10 §6; IX,37 §5-7; IX,40 §5; 1X,6 §3-4; X,16 §5;
Virgile, Géorgiques: IV, 318 Dictionnaire des Antiquités Grecques et Romaines de Daremberg et Saglio Dictionnaire mythologique universel d'Eduard Adolf Jacobi 1846 |
|
|||||||||
|