SPQRANNA PERENA

Anna Perenna est une déesse romaine dont on ignore la vraie nature et les attributions exactes. Selon Ovide, les uns la prenaient pour Luna. D'autres l'identifiaient avec Thémis, ou avec Io. D'autres encore la considéraient comme une nymphe et une nourrice de Jupiter.

❖ Légendes

Anna
Monnaie d'Anna Perenna

Ovide la disait sœur de la reine Didon qui après la mort de la reine se serait enfuie en Italie pour échapper aux assiduités d'Iarbas, Roi de Gétulie; elle fut cordialement accueillie par Enée ce qui déplut fortement à son épouse Lavinia.

Pour échapper à la jalousie de Lavinia, elle se jeta dans les eaux du fleuve Numicius, dont elle devint la nymphe.

Lorsque la Plèbe fit sécession en 494 avant notre ère, elle serait apparue aux plébéiens sur le mont Sacré pour leur distribuer des vivres. En reconnaissance, un temple lui fut élevé à Rome et une grande fête était célébrée en son honneur aux ides de mars (15 mars) comme Ovide le décrit dans les Fastes.

Le jour des Ides se célèbre la joyeuse fête d'Anna Perenna, non loin de tes rives, ô Tibre qui viens de l'étranger. Le peuple arrive et se répand parmi les herbes vertes ; et l'on boit, chacun s'étendant avec sa chacune.

Didon
Didon mourante et Anna Perenna
GUERCINO

Ovide raconte aussi comment Anna Perenna dupa Mars.
Mars était tombé amoureux de Minerve et il s'adressa à la vieille Anna Perenna pour l'aider à conquérir le coeur de la sage Minerve en faisant ressortir qu'ils partageaient le même mois pour les fêtes et qu'a ce titre elle lui devait bien un petit service.
Après quelque temps pendant lequel Anna Perenna se joua de la patience de Mars, elle lui annonça finalement que sa mission était accomplie et que Minerve s'était laissé convaincre et avait cédé à ses demandes.
Fébrilement Mars prépara la couche nuptiale et attendit impatiemment la venue de l'être aimé.
Bientôt celle-ci apparut la tête couverte d'un voile comme une nouvelle épousée; Mars se précipita pour l'embrasser et découvrit le visage ridée d'Anna Perenna. Elle se moqua de lui en termes très crus ce qui expliquerait les chants égrillards qu'on entonnait lors de la fête d'Anna.
Le dieu bafoué fut saisi tour à tour par la honte et la colère.

❖ Sources antiques

❖ Bibliographie

Bibliothèque virtuelle
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