Hindouisme

 

Brahma

L'Inde est la patrie de l'hindouisme, la plus ancienne religion vivante du monde, avec le judaïsme, datant d'environ 4 000 ans. L'hindouisme, que les hindous nomment sanatana dharma (loi éternelle), a pris naissance dans la vallée de l'Indus et a précédé l'invasion aryenne du nord de l'Inde, vers 1500 av. Notre Ere. Ces Arya ont développé la plupart des éléments constitutifs de l'actuelle tradition hindoue.

En dépit de son statut officiel d'État laïque, l'Inde reste profondément pénétrée par la religion, avec une population à 80 % hindoue et d'autres traditions religieuses 80 millions de musulmans, 27 millions de chrétiens, 14 millions de sikhs, ainsi qu'un nombre moins important de bouddhistes, de jaïnistes, de parsis, de juifs et d'adeptes de religions tribales.

Malgré leurs divergences, l'hindouisme le bouddhisme, le jaïnisme et le sikhisme partagent certains thèmes l'idée de cycle continu de la naissance de la mort et de la renaissance (samsara), et le principe selon lequel l'existence actuelle de chaque être dépend des actions bonnes ou mauvaises qu'il a accomplies dans ses vies antérieure (karma). Ces deux notions se fondent sur l'idée de transmigration incessante, réincarnation de l'âme d'un corps (humain ou animal) dans un autre après la mort, la forme du nouveau corps dépendant des actions commises lors de la dernière incarnation terrestre.

Les divinités.
Murugan devant les grottes de Batu

Toutes ces religions évoquent le dharma («loi», «devoir», «chemin» ou «nature») considèrent -excepté le sikhisme -le célibat et l'ascétisme (la renonciation au plaisir et au luxe) comme des idéaux. Les hindous et les sikhs qualifient de gurus leurs maîtres et enseignants religieux. Les écritures saintes les plus anciennes, les Veda, évoquent l'invasion des Arya. Elles décrivent aussi les rituels de sacrifice et le rôle du prêtre, le brahmane. A partir de 500 avant Notre Ere, outre l'avènement du bouddhisme et du jaïnisme, la tradition hindoue a développé, sur la base du passé védique, de nouveaux courants. Les grands récits épiques (le Ramayana, et le Mahabarata englobant le Bhagavad-Gitâ), une fois compilés, ont diffusé l'histoire de Rama et de Krishna, considérés comme des avatars ou incarnations du grand dieu Vishnu; ils leur ont conféré une popularité croissante, ainsi qu'à Shiva (le dieu destructeur) et à la déesse Devi, inspirant les poètes et les sectes religieuses.

Tous ces dieux et déesses se manifestent sous de multiples aspects et avec des noms différents. On dénombre également une grande quantité de dieux mineurs, d'esprits et de démons. Parallèlement, une multitude de sectes se livrent, dans le cadre de l'hindouisme, à la vénération particulière d'un dieu ou d'une déesse, ou d'une de ses quelconques manifestations. Culte et pèlerinage hindous Les hindous ne dissocient pas les aspects sociaux et les aspects religieux de l'existence. La structure des castes, étroitement liée aux croyances et aux pratiques cultuelles, représente un système hiérarchique de stratification sociale et religieuse. La naissance de chaque individu, les différentes étapes de sa vie (étudiant, chef de famille, retraité...), déterminent son mode d'existence. La plupart des foyers comportent un lieu de culte: les membres de la famille le pourvoient en nourriture, en fleurs, en encens, en chandelles. C'est souvent la femme qui dirige ces rituels quotidiens, ou pula, mais chacun peut y prendre part. On vénère les dieux et les déesses les plus connus, tels Krishna, Shiva et Durga, mais aussi les dieux réputés pour leurs fonctions particulières (la déesse de la Variole, par exemple) ou qui n'exercent leur action, leur protection, que dans une région limitée.

Les rites.

Pour les hindous, le caractère divin se manifeste dans un nombre infini de lieux, d'objets ou de personnes qui deviennent à leur tour des objets de culte. On exige des brahmanes une pureté supérieure, une connaissance du sanskrit, leur langue sacrée, et des pratiques rituelles. Ils président les cérémonies de passage lors de l'initiation, du mariage ou de la mort. Un village peut toutefois recourir à d'autres religieux chargés de communiquer avec les esprits locaux en vue d'obtenir guérison, bénédiction ou
exorcisme.
Le temple hindou (mandir) est soit un édifice imposant et richement décoré, consacré au culte d'une divinité importante, surtout visité lors des fêtes ou des pèlerinages, soit un simple édicule, planté au bord d'une route, recueillant les offrandes destinées à l'esprit local.
Le calendrier hindou célèbre l'anniversaire des divinités et des saints, les événements liés aux saisons et à la nouvelle année. C'est l'occasion, pour de nombreux hindous, de se rendre en pèlerinage dans les sites locaux ou dans les principaux centres religieux comme Varanasi (Bénarès) pour s'immerger dans les eaux sacrées du Gange. Ils peuvent aussi s'y rendre pour mourir avec l'espoir d'être délivré du cycle de mort et de renaissance, et s'y faire incinérer, selon une pratique datant de l'époque des Veda.

Voir aussi ces pages sur la mythologie indienne.

❖ Bibliographie

Quelques autres livres pour approfondir ce sujet.


04-Jan-2021
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