Thot

Thot (Thoout, Thoth) est le nom qui avait donné par les grecs au dieu Djehouti (Zahouiti, Dhouit) et qu'ils avaient identifié à Hermès à cause de leurs fonctions et attributions semblables. Djehouti pourrait signifier « celui de Djehout », nom de l'ancien nome de Basse-Egypte, dont la capitale, Hermopolis parva, avait dû être le berceau du culte de Thot avant que les Egyptiens établissent son principal sanctuaire à Hermopolis magna, en Haute-Egypte.

Thot
Thot

Thot est le messager des dieux, et adoré partout en Egypte comme le dieu de la Lune, maître des lettres et des sciences, des inventions, porte-parole et archiviste des dieux. Il est devenu le dieu de sagesse dont les larges connaissances étaient associées à la magie, la musique, la médecine, l'astronomie, la géométrie, le dessin et l'écriture.

Doué de tout savoir et de toute sagesse, il est l'inventeur des sciences et des arts : l'arithmétique, l'arpentage, la géométrie, l'astronomie, la divination, la magie, la médecine et la chirurgie, la musique avec les instruments à cordes et à vent, le dessin et surtout l'écriture, sans laquelle l'humanité aurait couru le risque d'oublier ses doctrines et de perdre l'avantage de ses découvertes.
En tant qu'inventeur des hiéroglyphes, « Seigneur des paroles divines », Thot est souvent appelé aussi Semsou, « l'Aîné », comme le premier des magiciens, ses disciples, qui se vantaient de pénétrer librement dans la crypte où il avait enfermé ses livres en magie, dans lesquels ils se faisaient fort de déchiffrer et d'apprendre « ces formules qui commandent à toutes les forces de la nature et asservissent les dieux eux-mêmes ». C'est cette infinie puissance que ses fidèles lui attribuaient, qui lui fit donner le nom de Thot, trois fois très grand, que les Grecs ont assimilé Hermès Trismégiste.

Les textes lui donnent souvent, pour compagne, Maât, la déesse de la Vérité et de la Justice, mais dans aucun temple on ne les trouve assemblés ; en revanche, on lui connaît deux épouses, Seshat et Nehemètâouay, « celle qui arrache le mal », qui forment avec lui, à Hermopolis, deux triades dont les dieux fils sont Hornoub pour la première et Nefer Hor pour la seconde.

Thot servit d'arbitre entre les dieux. Dans la légende d'Osiris, il protégea Isis pendant sa grossesse et guérit son fils Horus quand Seth lui arracha son œil gauche. Plus tard Thot fut identifié avec le dieu grec Hermès dans la forme d'Hermès Trismégiste ("Hermès trois fois grand"), forme sous laquelle il est resté populaire dans la magie médiévale et l'alchimie.

Thot était aussi un dieu de l'Au-delà, qui enregistrait les jugements sur les âmes des morts. Parfois c'était Thot lui-même qui pesait le cœur des morts par rapport à la plume de Maât dans la chambre des Deux Vérités.

❖ Fonctions
Thot
(temple de Ramsès)

Archiviste des dieux, il est en même temps le patron de l'histoire, et il note soigneusement la succession des souverains en écrivant, sur les feuilles de l'arbre sacré d'Héliopolis, le nom du futur pharaon que la reine vient de concevoir de son union avec son époux ; de même il inscrit sur une longue palme les heureuses années de règne que la divinité a accordées au roi. Il est aidé dans cette tâche par sa parèdre, Seshat, qui est la déesse des Annales et de l'Ecriture.

 

Héraut des dieux, il leur sert souvent aussi de greffier et de scribe. « Rê l'a dit, Thot l'a écrit », alors que, lors du terrible jugement en présence d'Osiris, on voit Thot, qui a vérifié la pesée du coeur et l'a reconnu léger de fautes, proclamer à haute voix le verdict libérateur qu'il vient d'enregistrer sur ses tablettes.

Arbitre des dieux, il est investi de la confiance des dieux et il a été choisi par eux comme juge. C'est lui qui justifia Horus et condamna Seth ; aussi, depuis le Nouvel Empire tout au moins, c'est lui qui remplace le dieu déchu dans les scènes de couronnement et de libations en faveur du roi, ainsi que dans la cérémonie symbolique du « Sma taoui », l'acte d'unir les deux terres.

❖ Culte

Le culte rendu à Thot se retrouve dans un grand nombre d'actes, quotidiens ou extraordinaires, qui rythmaient la vie des Egyptiens. Son sanctuaire principal se situait à Hermopolis (Khmunu) dans la région de delta du Nil.

Selon Plutarque, la principale fête du dieu Thot, était célébrée le 19 du mois de Thot, quelques jours après la pleine lune, au début de l'année. On abordait alors ses amis par ces mots : « Douce est la Vérité », et on leur offrait des présents sous forme de douceurs, du miel, des figues et autres gâteaux.

❖ Arts

Thot était généralement représenté sous une forme humaine avec une tête d'ibis, portant une couronne faite d'un croissant de lune de croissant. Il pouvait aussi apparaitre comme un ibis ou un babouin, animaux qui lui étaient consacrés. Cette double représentation animale donne à penser que le dieu de l'âge historique provient peut-être de la fusion, à une époque plus reculée, de deux divinités lunaires figurées l'une par un oiseau et l'autre par un singe.

Babouin vers -1350 © British Museum
Ibis en bois doré
Nebmertouf sous la protection de Thot
❖ Filiation
? ?
THOT
Epouse* / Parèdre Enfants
(Maât) -
Nehemètâouay Nefer Hor
Seshat Hornoub
❖ Bibliographie

Quelques livres de librairie pour approfondir le sujet.

Bibliothèque virtuelle
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