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L'art phénicien est étroitement apparenté aux arts de la Syrie et de la Palestine : leurs antécédents sont les mêmes, leurs conceptions esthétiques aussi.

Tous sont caractérisés par un style composite, influencé par les créations des pays environnants, l'Égypte principalement. Dans ce pays de marins et de marchands, il faut noter la prépondérance des arts mineurs : travail du métal, de l'ivoire et du verre. Ces arts industriels allaient obliger les Phéniciens à en rechercher la matière première vers l'ouest, à Chypre, puis en Espagne (Tarsis) et jusqu'au sud du Maroc. Aussi, lorsque les armées assyriennes se furent emparées des ports et cernèrent Tyr, avant de passer à Chypre, Kition, au sud-est de cette île (auj. Làrnaka), puis Gadir (auj. Cadix) devinrent tour à tour les foyers de l'art phénicien jusqu'à ce que Carthage prît la relève.

❖ Archélogie
Pectoral en or de Byblos © Musée du Louvre

Le matériel archéologique recueilli au Liban et en Syrie est peu abondant : les deux sites principaux, Ougarit et Byblos, ont livré des vestiges de l'âge du bronze, donc antérieurs à la formation de la Phénicie. À Tyr, les fouilles atteignent seulement les niveaux supérieurs de la cité d'Hiram (nécropole). À Sidon, on travaille au temple d'Eshmoun, et la nécropole royale est connue depuis le début de notre siècle.

A Kition, un important sanctuaire est en voie de dégagement, et en Andalousie (pays de Tarsis) les comptoirs de la côte et les centres miniers de la montagne, avec leurs nécropoles, nous sont révélés depuis peu.

Art hittite

C’est pour les dieux et pour les souverains que l’art hittite, surtout connu par les trouvailles de Hattousa, a réalisé ses principales œuvres : les temples et les sanctuaires, les palais et les fortifications ainsi que les reliefs qui les ornent. La richesse de l’Anatolie en pierre et particulièrement en roches dures d’origine volcanique contribue à l’originalité de l’architecture, qui les emploie pour les fondations cyclopéennes et pour les orthostates, sans renoncer aux matériaux traditionnels, la brique et le cadre de bois. Outre les orthostates, les salles à colonnes de bois sur base de pierre et les grandes fenêtres partant du sol caractérisent les palais hittites, influencés par l’art de la Syrie septentrionale. Les reliefs, généralement peu marqués et frustes, sont souvent lourds et peu esthétiques, et seul le dieu de l’Orage de la Porte du Roi à Hattousa atteint le grand art. Mais les activités traditionnelles de l’Anatolie centrale (glyptique, bronze, céramique) manifestent plus d’habileté et de goût.

❖ Bibliographie

Quelques autres livres pour approfondir ce sujet.


05-Jan-2021
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