La mythologie de la Corée ne reflète pas la culture chinoise.

Mago

La structure des récits, leurs personnages et leurs thématiques sont des vestiges d'une période plus ancienne.
Les mythes coréens se divisent en deux grandes catégories:
Les uns évoquent la fondation du peuple et de l'État. Ils sont si anciens que les conteurs modernes ne les racontent plus, aussi ne les connaît-on qu'à travers les archives chinoises et coréennes.
Les autres expliquent les origines du monde et ils font encore partie du répertoire chanté des chamans. Car contrairement à ce qu'on pourrait croire dans une société moderne il existe encore des fidèles du Daejongism et du Cheondogyo qui est un syncrétisme du chamanisme coréen, du taoïsme, du bouddhisme et quelques éléments issus du christianisme.

Les mythes fondateurs évoquant la naissance de la nation, de l'État et des familles dirigeantes furent retranscrits depuis le siècle au moins, à la fois en Chine et en Corée. La trace la plus ancienne d'un mythe coréen se trouve dans le recueil chinois intitulé Lunheng. L'anthologie de mythes et légendes la plus exhaustive et la plus ancienne est le Samguk yusa ou Mythes et légendes des trois royaumes qui fut compilée par Iryon, moine bouddhiste du XIIIe siècle et très probablement aussi le premier folkloriste coréen. Le Samguk yusa est le document le plus complet décrivant l'origine du peuple coréen, de l'État et des clans.

Une autre source est le Shillok ou Annales de la dynastie des Yi de la lignée des rois de la dynastie Choson (1392-1910). Toutefois, aucun de ces ouvrages ne traite de la genèse, présente uniquement dans les muga, les chants des chamans. Les mythes de la création ne furent pas transcrits avant le début du XXe siècle, quand les mythologues, et en particulier Son Chint'ae (1900-1950), commencèrent à les collecter.

Les divinités sont appelées Shin ce qu’on peut traduire par «esprit» dont l'équivalent japonais sont les Kami; ce sont des entités surnaturelles qui influencent la vie et le comportement des gens. Chaque divinité dont le nom peut varier d’un récit à l’autre (par exemple, la déesse de naissance est Samshin-Halmang ou Danggeum-aegi, selon les versions) est chargée d’une tâche bien particulière. Et le niveau de puissance diffère avec chacun (par exemple les dieux de la nature sont considérés comme plus puissants que les gardiens de la maison). Ces divinités sont servis par les Mudang (chamanes) lors de danses rituelles appelés gut ou kut ou de rites d'offrandes, kosa.

Bibliographie.

https://mythologica.fr