Zhinü & Niulang

Zhinü , la tisseuse céleste est la déesse de l'étoile Alpha de la Lyre. C'est la fille (ou la nièce) de Yu-Huang, l'Empereur de Jade. Elle habite à l’orient du fleuve céleste (la Voie lactée) et elle tisse sans répit des robes de brocart et de nuages qui n'ont pas de coutures. Il existe plusieurs versions de cette légende.

❖ Légendes

Son père, pour la récompenser de son travail et prenant en considération sa solitude, il lui fit traverser le Fleuve Céleste et la maria au Bouvier (étoiles Bêta et Gamma de l'Aquila), Niulang mais, après son mariage, la Tisseuse Céleste, toute à ses amours, négligea son travail. L'Auguste de Jade se fâcha et sépara les deux époux en les plaçant l'un à droite, l'autre à gauche de la Rivière Céleste (la Voie lactée), avec permission de se réunir une fois par an, la septième nuit de la septième lune. Qixi est le jour où la Tisserande (Zhinu) et le Bouvier (Niulang) peuvent enfin se réunir pour une nuit après une séparation d'un an. C'est l'occasion d'une fête très populaire en Chine et qui correspond à la Saint Valentin occidentale. Elle est célébrée le septième jour du septième mois du calendrier lunaire chinois.

Tanabata

Le Bouvier était un simple mortel, à qui son père en mourant avait laissé un petit lopin de terre et un bœuf pour labourer. Il était en âge de se marier mais il désespérait de trouver une gentille épouse.
Un jour qu'il était en train de labourer son champ il entendit son bœuf, qui était en fait un génie, lui dire que s'il voulait trouver femme il devait aller à la rivière tel jour et suivre ses conseils.

Effectivement le jour dit, il alla à la rivière et vit des jeunes filles en train de s'y baigner. Leurs vêtements étaient sur la berge, il prit les habits d'une des jeunes filles et en fit un paquet puis il retourna chez lui. Puis le Bouvier fit comme le boeuf lui conseillait, il jeta les vêtements dans un vieux puits qui se trouvait derrière la maison et attendit.

En effet, peu de temps après, leur propriétaire vint les lui réclamer : c'était la Tisseuse Céleste qui, pour se détendre, était descendue sur terre avec ses 6 soeurs et à qui il avait pris envie de se baigner; sans ses vêtements, elle ne pouvait plus remonter au Ciel et continuer sa tâche. Le Bouvier lui fournit des vêtements terrestres et l'épousa.

Au bout de quelques années, ils eurent d'abord un fils, puis une fille, et un jour sa femme lui demanda où il avait caché ses vêtements célestes. Le Bouvier, sans méfiance, lui indiqua la cachette; la Tisseuse s'empressa d'aller les reprendre et monta au Ciel pour continuer sa tâche si longtemps interrompue.
Le Bouvier fut au désespoir d'avoir perdu son épouse et ses enfants réclamaient leur mère à grands cris ; il alla alors demander conseil à son boeuf qui lui dit de mettre ses enfants dans les paniers d'une balancelle et de lui tenir fermement la queue.
Ainsi fut fait et le boeuf s'envola.

Tanabata

Arrivé au Ciel, le Bouvier demanda audience à l'Auguste de Jade et lui réclama son épouse. L'Auguste de Jade fit appeler la Tisseuse, et, ayant su que les faits allégués par le Bouvier étaient vrais, il donna à ce dernier l'immortalité et le désigna pour être la divinité d'une étoile de l'autre côté de la Rivière Céleste afin de ne pas troubler le travail très important de la Tisseuse Céleste mais avec permission de se réunir une fois tous les sept jours.
Mais les deux époux, par méprise, comprirent qu'ils pouvaient se réunir une fois par an, le septième jour du septième mois, et c'est ce qu'ils font depuis ce temps. Comme ils ne peuvent pas traverser le Fleuve Céleste sans pont, ce jour-là toutes les pies montent au Ciel chacune avec une petite branche d'arbre et leur font une passerelle pour leur permettre de se réunir.

Cette légende est très répandue dans toute la Chine et de nombreuses oeuvres poétiques la citent.
Une légende à peu près identique existe aussi au Japon et de nos jours certains Japonais célèbrent encore la fête des étoiles, Tanabata, lors de la septième nuit de la septième lune.
Dans le nord de la Chine, on dit en outre que le septième jour du septième mois, il doit pleuvoir, au moins le matin (c'est d'ailleurs justement dans la saison des pluies), car le Bouvier et la Tisseuse pleurent de joie en se retrouvant et leurs larmes se répandent sur la terre.

Les jeunes chinoises brodent un mouchoir qu'elles placent sous leur tête avant de s'endormir. Elles demandent à la tisseuse céleste de leur montrer en rêve le visage de leur futur mari.

❖ Filiation
? Yu-Huang
TCHE-NIU
Epoux Enfants
le Bouvier 2 enfants
❖ Bibliographie

Quelques autres livres pour approfondir ce sujet.


04-Jan-2021
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