Denys Ier

Denys Ier l'Ancien, tyran de Syracuse, né vers 430 av. notre ère, mort en 367.

Damocles
L'épée de Damoclès par R. WESTALL

D'humble naissance, il se mêla de très bonne heure à la vie publique. Il prit part à un coup de main aristocratique, fut blessé dans la bagarre et laissé pour mort (408).
Il sut ensuite gagner le peuple en attaquant les magistrats et les citoyens influents. Elu stratège, il calomnia ses collègues et rivaux, s'assura des partisans par le rappel des exilés.
Envoyé à Gela pour y seconder un mouvement démocratique, il partagea entre ses soldats les biens des riches qu'il condamna à mort.

Revenu à Syracuse, il se fit donner une garde de mille hommes et s'établit dans l'île d'Ortygie, d'où il dominait le port et les arsenaux (405). Pour s'affermir, il eut recours aux proscriptions, confiscations et supplices. Assiégé par ses soldats révoltés, il fut délivré par des mercenaires (404). Il reprit la lutte contre les Carthaginois fortifia Syracuse du côté de la terre, fit construire une grande flotte de guerre et de nombreuses machines, réunit quatre-vingt mille hommes.

D'abord vainqueur, il fut en 396 battu par Himilcon, chef militaire carthaginois entre 406 et 396, qui, avec cent mille hommes, vint assiéger Syracuse. Denys résista vaillamment, et Carthage se décida à traiter. Par la suite, il s'efforça d'étendre son autorité sur toute la Grande-Grèce. Il fonda des comptoirs sur l'Adriatique, donna la chasse aux pirates étrusques, fit alliance avec Sparte et avec les Gaulois vainqueurs de Rome.

Puis, il se tourna de nouveau contre les Carthaginois, qu'il somma d'évacuer toute la Sicile (383); mais il fut surpris par eux et vaincu sur terre et sur mer. Il mourut laissant la réputation d'un tyran soupçonneux et impie mais habile en politique: il avait assuré à Syracuse une situation prépondérante et il était même intervenu dans les affaires de la Grèce propre.
Il avait tenu une cour brillante où il affichait des prétentions littéraires.

Damoclès était l'un des nombreux courtisans qui fréquentaient la cour du tyran. Pour lui faire comprendre la fragilité de son pouvoir, Denys lui céda sa place pendant un jour. Au milieu du banquet qu'il présidait, Damoclès aperçut, suspendue au-dessus de sa tête, une épée retenue seulement un simple crin de cheval. On cite encore cette scène quand on veut désigner un danger permanent qui guette.

❖ Bibliographie

Quelques livres de librairie pour approfondir le sujet.

Bibliothèque virtuelle
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