Méphistophélès

Mephistopheles

Le plus célèbre des démons littéraires, Méphistophélès tente le docteur Faust. Selon une étymologie grecque, douteuse mais poétique, son nom signifierait « celui qui n'aime pas la Lumière ».

Démon de bas étage dans la légende primitive de Faust, au XVIe siècle, Méphistophélès acquiert de la prestance à la fin du XVIIIe siècle, avec l'écrivain allemand Goethe. Et il fait une entrée triomphale dans l'opéra grâce à Berlioz ( La Damnation de Faust , 1846) et à Gounod ( Faust , 1859).

Je suis, dit Méphistophélès, « l'esprit qui toujours nie; et c'est avec justice, car tout ce qui existe est digne d'être détruit; il serait donc mieux que rien n'existât. Ainsi, tout ce que vous nommez péché, destruction, bref, ce qu'on entend par mal, voilà mon élément» (trad. Gérard de Nerval).

Pour Collin de Plancy c'est le démon de Faust que l'on le reconnaît à sa froide méchanceté, à ce rire amer qui insulte aux larmes, à la joie féroce que lui cause l’aspect des douleurs. C’est lui qui, par la raillerie, attaque les vertus, abreuve de mépris les talents, fait mordre sur l’éclat de la gloire la rouille de la calomnie. Il n’était pas inconnu à Voltaire, à Parny et à quelques autres. C’est, après Satan, le plus redoutable meneur de l’enfer

❖ Bibliographie

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