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Les celtes tenaient leurs racines de la culture de Hallstatt, présente en Europe centrale entre le XIIIe et le Ve siècle avant notre ère et nommée d'après le bourg autrichien éponyme, à proximité duquel de nombreux objets datant de cette période ont été mis au jour.

A partir du Ve siècle avant notre ère, les tribus hallstattiennes furent progressivement remplacées par des communautés guerrières de langue celtique, qui développèrent la civilisation de La Tène.
Au début du IVe siècle avant notre ère certaines tribus celtiques s'installèrent dans le nord de l'Italie, d'autres s'établirent le long du Danube avant d'envahir, un siècle plus tard, la Grèce et l'Asie Mineure.

Cette période d'expansion prit fin au IIIe siècle avant notre ère avec les résistances des Romains au sud, des Germains au nord et des Daciens à l'est. Durant deux siècles, les Romains conquirent une à une les places fortes celtiques, jusqu'à ce que seules l'Irlande et certaines parties de la Grande-Bretagne fussent encore sous l'emprise des Celtes.
Sous l'influence romaine, de nombreux Celtes se convertirent au christianisme, et, après la chute de l'Empire romain au Ve siècle, les anciens territoires celtiques furent soumis à la loi germanique.

Hypothèse des invasions.

Les archéologues considéraient autrefois que les divers traits culturels permettant d'identifier les objets (outils, armes, poteries, etc.) correspondaient à des peuples distincts. Ils pensaient pouvoir retracer les mouvements de populations à travers les documents archéologiques caractérisés par des objets fabriqués types. Cette analyse se fonde sur l'hypothèse de l'invasion.
Ainsi voyait-on dans la diffusion des objets de Hallstatt et de la Tène le signe de migrations de leurs populations respectives. On croyait déceler dans l'un ou l'autre groupe les ancêtres des Celtes. L'évocation par des Grecs et des Romains d'invasions barbares semblent confirmer cette thèse.

Les nouvelles théories archéologiques et anthropologiques ont démontré que la relation entre les traits de culture matérielle et les divers peuples sont bien plus complexes. Un même trait de culture matérielle est souvent utilisé par des individus qui s'identifient eux-mêmes à des groupes très différents. On s'est aperçu par ailleurs que la notion de «peuples» établis dérivait d'idées sur les races développées dans les années trente et depuis longtemps discréditées.
Les anthropologues parlent aujourd'hui plus volontiers d'ethnicité. A la différence de la race, l'ethnicité est définie culturellement et change avec le temps, de même que des individus peuvent changer d'ethnicité en s'intégrant à un autre groupe.

Que sont-ils devenus ?

Après la conquête romaine de la plus grande partie de l'Europe occidentale, les cultures de l'âge du fer se sont fondues avec la culture romaine. Les traditions locales se sont certes maintenues, mais l'influence prédominante était méditerranéenne.

Les Celtes ne sont réapparus sur les franges du monde romain qu'après l'effondrement de l'Empire, à partir du III siècle de notre ère, en Bretagne, sur le continent et surtout dans les îles Britanniques : Ecosse, Irlande, pays de Galles, Cornouailles. En Irlande et dans certaines parties de la Grande-Bretagne, la culture celtique connut cependant un renouveau entre le VIe et le VIIIe siècle.
Ils ont maintenu jusqu'au XIXe siècle l'usage de langues voisines, le celtique, le cornique ou le breton. Si les habitants de ces régions se disent encore celtes, c'est en fait qu'ils ont adopté une ethnicité celtique.

❖ Bibliographie

Quelques autres livres pour approfondir ce sujet.


04-Jan-2021
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