Domitien
Domitien

Titus Flavius Domitianus , empereur romain, né et mort à Rome (51 - 96 de notre ère). Fils de Vespasien et frère de Titus, il fut le dernier des douze Césars dont Suétone a écrit l'histoire.

Bien qu'intrigant et débauché, il était énergique, ami des lettres. A la mort de Titus, Rome le reconnut. Les treize premières années du "Néron chauve" furent bonnes. Il réforma la justice châtia les délateurs, prit le titre de censeur et en exerça les fonctions avec rigueur mais équité. Des mesures furent prises pour rendre aux mœurs romaines quelque dignité. Le désordre s'était introduit dans le collège des vestales. Trois d'entre elles reçurent l'ordre de se donner la mort. La grande vestale Cornelia fut enterrée vivante. Domitien protégea la culture du blé, rendit à leurs propriétaires les parcelles restées disponibles des terres données aux vétérans, augmenta la paye des soldats. Il encouragea les lettres, créa des bibliothèques, institua un concours quinquennal de poésie, d'éloquence et de musique. Les provinces jouirent d'une paix profonde. Il fit, sur le Rhin, une expédition facile contre les Cattes, qui lui valut le surnom de Germanicus. Trajan fut chargé d'exécuter des travaux lie défense, du Rhin au Danube. La conquête de la Bretagne fut achevée par Agricola. La guerre la plus difficile fut celle que l'on soutint contre les Daces et les Gètes réunis sous Décébale. Après trois ans de succès divers, on conclut un compromis avantageux pour les deux parties. Des soulèvements sur le Danube, chez les Parthes, en Afrique, furent réprimés. En 93, commencèrent les cruautés de Domitien. Suétone explique sa tyrannie: "Le besoin le rendit avide, la peur le rendit cruel."

Le trésor était épuisé. L'impôt fut perçu avec rigueur, la délation fleurit de nouveau. La révolte d'Antonius Saturninus et des légions de Germanie, en 93, épouvantèrent Domitien. Il vit des complots partout, et, vrais ou faux, les réprima impitoyablement.

Domitia Longina

Dès lors, il vécut solitaire, entouré d'astrologues, livré aux pires débauches. Les livres mêmes furent poursuivis, les philosophes chassés de Rome, les lois contre les judaïsants, c'est-à-dire les chrétiens, remises en vigueur. Le sénat se montrait plus vil que jamais, bien qu'il ne faille pas prendre à la lettre la fameuse histoire du turbot, où Juvénal nous montre le sénat délibérant sur la sauce à laquelle sera mangé cet excellent poisson. En 96, un complot, à la tête duquel se trouvait la femme de l'empereur, Domitia, mit fin à ses jours. Un esclave impérial le perça de sept coups de poignard.

Domitia Longina était la fille de Corbulon, préfet de Germanie sous Néron. Mariée d'abord à Lucius N.lius Lamia, elle se fit aimer de l'empereur Domitien, qui l'épousa. Mais elle prit pour amant le comédien Pâris. Domitien la répudia et fit mourir Pâris. Cependant, toujours épris de Domitia, il la rappela. Mais elle-même se mit à la tête de la conjuration qui le fit périr. Elle continua sa vie agitée et mourut sous Trajan.

 

❖ Bibliographie

Quelques livres de librairie pour approfondir le sujet.

Bibliothèque virtuelle
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