Les composantes de la mythologie australienne et sa signification religieuse s'articulent autour de trois composantes.

La première est le corps de la mythologie elle-même, considéré comme une collection de récits.
La deuxième est un système de dessins graphiques qui fournissent une forme visuelle des actions des mythes.
La troisième est le pays, dont la création et les particularités, le mythe et l'art visuel décrivent son origine.
Ainsi le mythe est toujours localisé :
la connaissance et le contrôle d'un épisode mythique, et le complexe rituel et artistique qui l'accompagne sont toujours réservés aux gardiens actuels des sites dont le mythe rend compte en termes religieux et cosmologiques. Les légendes diffèrent selon les ethnies et comme elles ont été transmises par oral, beaucoup on disparues ou ont été amputées par la dramatique histoire récente des aborigènes
Les chants, forme sous laquelle les mythes sont communément racontés, se concentrent sur des références et des mots-clés, eux-mêmes reliés à des lieux spécifiques à l'intérieur du pays Les chants permettent aux gens de se rappeler les détails significatifs de l'histoire sacrée du site en question.

La fécondité est la préoccupation essentielle des religions aborigènes de tout le continent ; les capacités sexuelles des hommes et des femmes constituent souvent l'objectif de tentatives plus ambitieuses pour entretenir la nature régénératrice du cosmos. Chaque tribu aborigène a sa propre culture , et il n’existe donc pas de mythe fondateur commun

Mais un héros civilisateur, le père universel, se retrouve dans les légendes de chaque tribu , et chacune en revendique la descendance

Dans plusieurs régions de l'Australie aborigène, les êtres créateurs majeurs peuvent être des hommes ou des femmes. Au nord-ouest et au nord-est de l'Australie, les héros de la culture masculine sont des personnages mythiques de grande importance. Au sud-est, il existe un héros unique, Baiami, Bundjil, ou Ngurunderi, et c'est un homme.
Mais à l'intérieur du pays, dans le Désert du Centre et dans le Territoire du-Nord jusqu'à la terre d'Arnhem, le personnage principal est une femme.

Le grand cycle mythico-rituel de Gunabibi s'articule autour de la Vieille femme, figure que l'on retrouve dans les régions des fleuves Roper, Macarthur et Victoria. Elle est connue sous divers noms — Kunapipi, Mumuna, Kliarin-Kliari. On dit qu'elle est source de vie dans le monde humain comme dans la nature. La Vieille Femme est reliée aux rites de fertilité centrés sur le Serpent arc-en-ciel. Le serpent aurait « fait un chemin » dans la matrice féminine afin que les esprits ancestraux revivifient les hommes d'aujourd'hui à leur naissance.

❖ Bibliographie

Bibliothèque virtuelle
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