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TRISTAN & YSEULT. |
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Tristan est le fils de Rivalen, roi du Léonois et de Blanchefleur, sœur du roi Marc de Cornouailles, dès sa naissance voué au malheur. LEGENDE. mythologica.frSon père perd sa couronne, et sa mère meurt en le mettant au monde. On comprend rapidement pourquoi il se nommait ainsi. Parti à l'aventure après avoir été élevé par Gorvenal, Tristan, alors âgé de quinze ans, arrive à la cour de son oncle le roi Marc, et fait l'admiration de tous, tant par sa bravoure que par ses dons de harpiste. ![]() Tristan et Yseult d'après Edmund Blair Leighton (1902) CP Mais ayant tué le géant Morholt, beau-frère du roi d'Irlande, il est blessé par sa lance empoisonnée et on le laisse, seul, dans une barque à l'abandon, qui finit par aborder en Irlande, où Tristan se fait passer pour le jongleur Tantris. La reine, vient à son chevet, le guérit par enchantement et lui demande d'initier sa fille, Yseult-la-Blonde, à la musique. ![]() Tristan et Yseult buvant le philtre D'après John DUNCAN City of Edinburgh Museums Quand il revient en Cornouailles, les barons l'accusent de vouloir empêcher
le mariage de son oncle qui commence à se faire vieux. Toutefois, au cours de la traversée, Tristan et Yseult, par une fatale erreur, boivent le philtre d'amour qui l'enchaînera jusqu'à la mort. Et Tristan l'offre à Iseut, en disant : « Belle Iseut, buvez ce breuvage. » Iseut boit une gorgée et tend la coupe à Tristan qui la vide à son tour d'un trait. Aussitôt il regarde Iseut d'un air égaré, et l'émoi et la frayeur se peignent sur la figure d'lseut.
Qu'ont-ils fait ? Hélas ! ce n'est pas le vin de la réserve qu'ils ont bu, ce n'est cervoise ni piquette, mais le boire enchanté que la reine d'lrlande a brassé pour les noces du roi Marc ! Brangaine est saisie d'un terrible doute; elle s'enfuit éperdue. Dieu ! si elle s'était trompée ! Elle se hâte de descendre dans la soute : elle voit le tonneau de boire herbé à moitié vide : « Malheur, malheur à moi ! s'écrie-t-elle. Tristan, hélas ! Hélas ! Iseut ! Vous avez bu votre destruction et votre mort ! » Cependant le poison d'amour se répand dans les veines du valet et de la pucelle. Hier ennemis, les voici aujourd'hui remplis de désir l'un pour l'autre. Le lien qui les attache l'un à l'autre leur entre profondément dans la chair, et jamais ils ne pourront s'en guérir. Vénus, la redoutable chasseresse, les a pris dans ses filets ; le dieu d'Amour leur a décoché sa flèche mortelle ; il a planté son drapeau dans leur cœur ; il les tient pour toujours à sa merci. Chacun se sent vide et las, comme étourdi par le breuvage. Ils n'osent encore échanger leurs pensées; mais quand leurs yeux qui se fuient se rencontrent dans un éclair, c'est un périlleux regard qui attise le feu qui déjà les consume. (Récit de Thomas d'Angleterre) On célèbre bientôt les noces de Marc et d'Yseult sont célébrées mais, la nuit venue, elle se fait remplacer dans le lit nuptial par sa fidèle Brangien (Brangaine). Tristan et Yseult continuent de s'aimer, et les ennemis de Tristan (spécialement Andret) le font bannir de la cour, bien que le roi ne parvienne pas à le croire coupable. Les deux amants, malgré tout, continuent de se voir: ils se donnent rendez-vous la nuit, dans le jardin, sous un arbre près de la fontaine et, pour convenir du rendez-vous avec la jeune fille, Tristan jette dans cette fontaine des morceaux de bois qui sont autant de signes convenus entre eux. Dénoncé de nouveau par le méchant nain Frocin, Ils sont condamnés au bûcher: mais, sauvés par miracle, ils se réfugient dans la forêt où ils mènent une vie misérable. Enfin on les découvre,
mais les voyant si chastement dormir, avec entre eux d'eux l'épée
de Tristan qui les sépare, le roi Marc, ému, respecte leur
sommeil. Mais, voulant laisser une trace de son passage, il dépose
sa propre épée à la place de celle de Tristan, met
au doigt d'Yseult son anneau et, avec son gant, la préserve d'un
rayon de soleil. Touchés par tant de générosité,
Yseult réapparaît à la cour et Tristan part en exil
pour la Bretagne où il épouse la jolie fille du duc Hoël,
Yseult-aux-Blanches-Mains, et se lie d'amitié avec son frère
Kaherdin. Tristan, cependant, n'approche pas sa femme et, tente par tous
les moyens de revoir Yseult-la-Blonde. Déguisé en lépreux,
en pénitent, en fou, il mendie sur son chemin et, à son
retour, assiste Kaherdin dans une périlleuse aventure d'amour.
Kaherdin est tué et Tristan blessé à mort. Alors
il invoque Yseult-la-Blonde qui seule peut le guérir; elle se rend
aussitôt à son appel. Cependant, Yseult-aux-Blanches-Mains,
jalouse, trompe le moribond en lui faisant croire que le navire arrive
sans elle. "Alors Tristan ressent une grande douleur,
jamais il n'y en a eu et jamais il n'y en aura de plus grande. Il
se tourne vers le mur et dit alors : « Que Dieu nous sauve,
Yseult et moi !
Puisque vous ne voulez pas venir à moi, votre amour me tue. Je ne peux plus retenir ma vie. Je meurs pour vous, Yseult, ma belle amie. Vous n'avez pas pitié de ma souffrance mais vous éprouverez la douleur de ma mort. C'est pour moi, mon amie, un grand réconfort que de savoir que vous pleurerez ma mort ». Il dit trois fois « Amie Yseult », à la quatrième il rend l'esprit."Placez ici le contenu de class "encadreg" Récit de Thomas d'Angleterre
Yseult va droit vers le corps : elle se tourne
vers l'Orient, elle prie humblement pour son ami. « Ami Tristan,
quand je vous vois mort, il m'est impossible de trouver une bonne
raison de vivre. Vous êtes mort de l'amour que vous me portiez,
et moi je meurs, ami, de tendresse, puisque je n'ai pas pu venir à
temps vous guérir de votre mal.
Ami, ami, à cause de votre mort je ne trouverai jamais de réconfort en aucune chose. Je ne ressentirai jamais de joie, ni de gaieté, ni de plaisir à rien. Maudit soit cet orage, qui me fit tant rester en mer que je n'ai pas pu venir à vous ! Si j'étais arrivée à temps, je vous aurais rendu la vie, ami, et je vous aurais parlé doucement de l'amour qu'il y avait entre nous. Placez ici le contenu de class "encadred" Le roi Marc, qui a appris en même temps la mort des amants et le
secret du philtre, fait ensevelir les deux corps en Cornouailles
BIBLIOGRAPHIE. mythologica.frLa plus ancienne version date de 1185 écrite par Thomas d'Angleterre en dialecte anglo-normand, nous est parvenue très incomplète.La version de Béroul compte quatre mille cinq cents vers écrits en langue normande. A partir de ces écrits Gottfried von Strassburg réalise un récit en allemand vers 1210. A l'origine le récit ne fait pas parti des légendes arthuriennes mais il fut inclus au XV ième siècle dans le "Morte d'Arthur" par Sir Thomas Malory
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