Fétiaux

Les prêtres fétiaux formaient un collège sacerdotal de 20 membres qui s'occupaient des divers aspects des relations internationales, tels que les traités et les déclarations de guerre.

Les fétiaux étaient à l'origine choisis parmi les familles nobles et les plus représentatives de Rome; ils servaient à vie, mais, comme tous les prêtres, ils ne pouvaient donner que des conseils qui n'étaient pas contraignants.

Bellona par Rembrandt

Tite-Live dans le livre 1 de l'histoire de Rome décrit le processus. Quand Rome était lésé ou  offensé par un autre état, quatre fétiaux étaient envoyés pour demander réparation. Le verbenarius, transportait des herbes provenant de l'Arx sur la colline du Capitole. Un autre membre, appelé le pater patratus, servait de représentant du groupe. En arrivant à la frontière de l'état incriminé, le pater patratus annonçait sa mission et adressait une prière à Jupiter dans laquelle il affirmait la justesse de sa démarche. Franchissant la frontière, il répétait le même rituel plusieurs fois. Si, au bout de 30 jours (ou 33), aucune satisfaction n'était donnée, le pater patratus  dénonçait l'état incriminé et il retournait à Rome pour faire son rapport au Sénat. Si Rome décidait de faire la guerre, le pater patratus retournait à la frontière, prononçait une déclaration de guerre et jetait sur la frontière soit une lance, soit un pieu aiguisé et durci dans le feu.

Ce rituel était censé empêcher Rome de mener une guerre injuste. Cependant, si le pays ennemi était trop éloigné, la lance était projetée sur un terrain devant le temple de Bellone à Rome; par une fiction juridique, cette terre était considérée comme appartenant à l'ennemi.

Lorsque les traités étaient conclus, le verbenarius et le pater patratus étaient envoyés à l'autre nation; après avoir lu le traité à haute voix, ils  prononçaient une malédiction sur Rome si jamais elle était la première à le rompre. La cérémonie était conclue par le sacrifice d'un cochon avec un couteau en silex. Cette institution disparut, à la fin de la république mais Auguste (63 av. J.-C. 14) dans un souci de restaurer les vieilles traditions romaines la relança en devenant lui-même membre.

❖ Bibliographie

Quelques livres de librairie pour approfondir le sujet.

Bibliothèque virtuelle
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