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La rareté des documents indigènes est particulièrement sensible dans ce domaine où l'on voudrait pouvoir reconnaître la persistance ou l'évolution du panthéon et des rites attestés dans les textes d'Ougarit pour les XIVe-XIIIe siècle avant notre ère.

Divinités poliades

Chaque ville phénicienne possède son panthéon, dominé par une divinité ou un couple poliade. Le plus souvent, on ne les connaît que par leurs titres : Seigneur (Baal; Adôni, en grec Adonis), Roi de la Ville (Melqart), Déesse (Ashtart. Astarté en grec), Dame (Baalat).

Les dieux des cités les plus importantes (Adôni de Byblos, Eshmoun de Sidon, Melqart de Tyr) sont adoptés par de nombreuses autres villes. Le culte de ces personnifications des forces de la nature est célébré soit dans des hauts lieux sauvages (sommets, grottes, bouquets d'arbres), soit dans des aires aménagées (sanctuaires à ciel ouvert, comme à Amrit, temples, comme ceux de Byblos).

La divinité y est normalement représentée par des pierres dressées (les bétyles, du mot sémitique « maison de dieu ») et des poteaux ou des arbres ébranchés (les asherah); plus rarement, on lui donne l'allure d'un personnage du panthéon égyptien.

Culte

Outre les rites courants de l'Antiquité, les Phéniciens, comme avant eux les Cananéens, pratiquent la prostitution sacrée en l'honneur des divinités et le sacrifice des enfants (en particulier celui du fils premier-né), qui sont brûlés dans des aires sacrificielles (la Bible parle de tophet) où on accumule urnes et stèles funéraires.

Source: Grande Encyclopédie Larousse 1971

❖ Bibliographie

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