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Dès le début du IXe siècle avant notre ère, leur ouvrant la voie, les marins phéniciens abordent le littoral des pays de l'Égée, mais leurs comptoirs n'ont laissé de traces certaines qu'à Rhodes (VIIe siècle).

Un nouveau bond vers l'ouest amène les aventuriers de la Phénicie aux détroits de la Méditerranée centrale, où ils fondent, avant la fin du IXe siècle, Utique et Carthage en Afrique, Nora et Sulcis en Sardaigne. Peu après, ils vont chercher des métaux en Andalousie et en Toscane, où leur apport technique provoque une mutation des cultures locales; en Espagne c'est le début du royaume indigène de Tartessos; en Italie, le Villanovien passe à l'Etrusque (fin du VIIIe siècle).

Les Phéniciens fondent encore des cités et des comptoirs, à Malte, en Afrique (Leptis de Tripolitaine), en Sicile occidentale (Panormos [Palerme], Motyè), en Sardaigne (Tharros), en Espagne (Malaca [Malaga]; Ibiza), au Maroc (Lixos, près de Larache; Mogador (Essaouira). Mais déjà ils se heurtent à la concurrence commerciale des Grecs, qui ont découvert Tartessos vers 640, et, au VIe siècle, Ézéchiel ne connaît plus, parmi les clients et fournisseurs de Tyr, en dehors de l'Asie, que Tarsis.

À ce moment, d'ailleurs, Carthage, devenue une grande ville, a pris sous sa protection les établissements phéniciens du centre et de l'ouest de la Méditerranée, et dès lors leur histoire, qui est celle du domaine carthaginois, se sépare pratiquement de celle des cités de la Phénicie, dont cet essaimage n'a pas épuisé le dynamisme.

Sources : Encyclopédie Larousse 1971 page 9355

❖ Bibliographie

Quelques livres de librairie pour approfondir le sujet.

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