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L'art phénicien est étroitement apparenté aux arts de la Syrie et de la Palestine : leurs antécédents sont les mêmes, leurs conceptions esthétiques aussi. Tous sont caractérisés par un style composite, influencé par les créations des pays environnants, l'Égypte principalement. Dans ce pays de marins et de marchands, il faut noter la prépondérance des arts mineurs : travail du métal, de l'ivoire et du verre. Ces arts industriels allaient obliger les Phéniciens à en rechercher la matière première vers l'ouest, à Chypre, puis en Espagne (Tarsis) et jusqu'au sud du Maroc. Aussi, lorsque les armées assyriennes se furent emparées des ports et cernèrent Tyr, avant de passer à Chypre, Kition, au sud-est de cette île (auj. Làrnaka), puis Gadir (auj. Cadix) devinrent tour à tour les foyers de l'art phénicien jusqu'à ce que Carthage prît la relève.

Archélogie

Le matériel archéologique recueilli au Liban et en Syrie est peu abondant : les deux sites principaux, Ougarit et Byblos, ont livré des vestiges de l'âge du bronze, donc antérieurs à la formation de la Phénicie. À Tyr, les fouilles atteignent seulement les niveaux supérieurs de la cité d'Hiram (nécropole). À Sidon, on travaille au temple d'Eshmoun, et la nécropole royale est connue depuis le début de notre siècle.

A Kition, un important sanctuaire est en voie de dégagement, et en Andalousie (pays de Tarsis) les comptoirs de la côte et les centres miniers de la montagne, avec leurs nécropoles, nous sont révélés depuis peu.

❖ Bibliographie

Bibliothèque virtuelle
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