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Au IVe millénaire, le progrès général de l’économie au Proche-Orient amène la formation d’une hiérarchie sociale dont les éléments dirigeants recherchent les minéraux rares pour se parer. Ainsi, l’or, la cornaline, la turquoise (des environs de Nichāpur, au nord-est du royaume d’Iran), le lapis-lazuli (du Badakhchan, au nord-est de l’Afghānistān) provenant de l’Asie centrale, de l’Inde ou de l’ensemble iranien sont transportés sur les pistes de l’Iran en direction de la Mésopotamie, dont les agglomérations redistribuent ces matières précieuses dans le reste du Proche-Orient.

Ce rôle directeur du commerce est d’abord exercé par les lieux saints de haute Mésopotamie, comme Tepe Gawra, au nord de Ninive. Mais la basse Mésopotamie, seule à pratiquer la grande irrigation en Asie, dépasse bientôt sur le plan économique le nord du pays des Deux-Fleuves, et, vers le milieu du IVe millénaire, au moment où les grosses agglomérations du Sud achèvent de se transformer en villes, la fonction d’étape principale au débouché de l’Iran passe à Suse, centre d’un riche bassin agricole qui prolonge la basse Mésopotamie jusqu’au pied des montagnes iraniennes.

❖ Bibliographie

Quelques livres de librairie pour approfondir le sujet.

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