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Les peuples du Nord pensaient que la vie avait commencé avec la fusion de la glace et du feu et croyaient qu'elle prendrait fin à Ragnarök, jour où des flammes monteraient jusqu'au ciel et où la terre sombrerait dans la mer.

L'image de la destruction parle feu et l'eau étaient sans doute familière aux poètes qui transcrivirent les mythes sur cette île volcanique. Leur vision de vapeurs et de flammes montant à l'assaut des cieux s'inspirait peut-être des éruptions dont ils avaient été témoins. Toutes les descriptions des grandes éruptions volcaniques à travers les âges ressemblent beaucoup à la succession d'événements annoncés pour Ragnarök : tremblements de terre secouant les montagnes, soleil s'assombrissant masqué par des nuages de fumée et de cendres, puis incendies, fumées et vapeurs emplissant le ciel, provoquant la fonte des glaces et de graves inondations en même temps que des coulées de lave incandescente ravagent tout sur leur passage.

Habitués à des hivers longs et sombres, les peuples du Nord avaient de bonnes raisons de redouter le très long hiver de trois ans, sans soleil ni été. Les Islandais connaissaient des étés sans nuit et des hivers sans lumière. Cette vision d'apocalypse a de nombreux points communs avec l'imagerie de la fin du monde dans d'autres civilisations.

❖ Bibliographie

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