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La caste dirigeante.

Le souverain du Tahuantinsuyu, appelé Inca ou Sapa Inca, exerçait une autorité absolue de droit divin,

Fête de l'Inti raymi
La fête de l'Inti Raymi à Sacsahuaman

car il était considéré comme le descendant direct du Soleil. Ses sujets ne l'approchaient que les yeux baissés, portant une charge sur la tête en signe d'humilité. Face à cette adoration, l'Inca ne montrait qu'indifférence et supériorité: la tête ceinte du bandeau royal, le llauto, orné de la mascapaicha, il affectait de ne pas regarder son interlocuteur et s'adressait à lui par des intermédiaires. Lorsqu'il se déplaçait, c'était dans une litière incrustée d'or et d'argent, précédée d'une importante escorte armée. L'épouse de l'Inca, la Goya, devait être sa soeur, et de leur union naissait l'héritier du trône. Les descendants en lignée mâle formaient la panaca, le lignage impérial, chargé de perpétuer la mémoire de l'Inca et de garder sa momie.

Dans la rigide société inca se distinguaient diverses classes privilégiées, qui constituaient la noblesse.

Vierges du soleil
Les aclla à la fête de l'Inti raymi à Cuzco

Outre les panacas, celle-ci comprenait tous les parents de l'Inca habitant Cuzco seules ces deux catégories avaient droit au port d'énormes pendants d'oreilles, ce qui leur valut de la part des Espagnols le surnom d'Orejones puis les nobles de la contrée, les chefs de province et enfin ceux qui s'étaient distingués d'une façon ou d'une autre et auxquels l'Inca avait conféré le privilège de la noblesse.
A ces classes nobles s'ajoutait celle des prêtres. Depuis le grand-prêtre du Soleil, Huillac-Humu, jusqu'aux plus humbles officiants des petites communautés rurales, tous les prêtres étaient, comme les nobles, exemptés de tribut et entretenus par le peuple.

❖ Bibliographie

Quelques livres de librairie pour approfondir le sujet.

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