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Mahmoud de Ghazni (997-1030) est le premier conquérant de l’Inde  il s'avança jusqu'à Gwalior et Canoge d'une part, et de l'autre jusqu'à Somnath, dans le Kathiawar, et prit possession du Pendjab. Bientôt la maison de Ghor renverse la maison de Ghazni, et Mohammed marche contre le roi de Delhi, qu'il défait et tue, en 1193.

Le successeur de Mohammed fut le gouverneur même de Delhi, Koutab oud-Din, qui fonda la première dynastie musulmane de l'Inde ; elle dura jusqu'en 1290 ; elle eut à repousser des invasions mongoles, et à réprimer des révoltes. La maison de Kilji occupa ensuite le trône pendant trente ans. Ala oud-Din (1295-1315) augmenta son empire, et s'empara du Goudjerate. La maison de Toughlak (1320-1414) fournit des princes tels que Mohammed, dont la férocité ne fut surpassée que par celle de ses successeurs  elle disparut avec l'invasion de Tamerlan (1398-1399). La prise de Delhi fut le théatre d’horreurs sans nom ; le terrible Tartare traversa ensuite le Gange, alla jusqu'à Hardwar, ordonna un autre grand massacre à Meerut, et, après avoir contourné le pied de l'Himalaya, s'enfonça dans les défilés nord-ouest et passa dans l'Asie centrale (1399).
Le Bengale s'affranchit dès 1340 ; le Goudjerate en 1391.

Dans le Deccan, l'histoire du XIVe au XVIe siècle se trouve groupée autour de deux maisons : les rajahs de Vijayanagar et les sultans Bahmanis (nizam). Le grand royaume hindou du Deccan succomba sous la coalition des princes musulmans, à la bataille de Talikot (1565).
Avec les Mongols, l'Inde allait reprendre une apparence d'unité (XVIe s.). Baber, descendant de Tamerlan, quitta son royaume héréditaire de Ferghana, et, s'étant emparé de Samarkande, de Kaboul, il défit le roi de Delhi à Panipat (1526), triompha des Rajpouts, et mourut à Agra, ayant fondé un immense empire (1530). La dynastie mongole devait fournir une longue suite de princes, et finir, le 14 septembre 1857, par la capture du vieil empereur Bahadur chah.

Akbar, petit-fils de Baber (1556-1605), fut un prince très éclairé ; il inaugura un système d'administration dont les Anglais ont suivi depuis les grandes lignes. Avec son petit-fils, Chah-Djahan, la puissance mongole atteignit son apogée ; l'Europe apprit à connaitre la splendeur de ses palais. Sous Aurangzeb, son fils (1658-1707), grand prince, malheureusement fanatique et féroce, les Rajpouts se rendirent indépendants (1679), ainsi que les Mahrattes, guidés par un chef aventureux, Sivaji (1674). Les Sikhs se soulevèrent également. Le Deccan se détachait de l'empire, et le gouverneur d'Oudh secouait le joug. En 1739, les Persans envahissaient l'Inde. Dix ans après, Ahmed chah Dourani, à la tête des tribus afghanes, envahit et dévasta l'Inde six fois de suite. Les Mahrattes s'étaient vainement opposés à ces incursions ; ils avaient été battus à Panipat (1761) ; du reste, la dynastie fondée par Sivaji n'avait pas conservé longtemps l'autorité. Son petit-fils, Sahou, fut dépouillé de ses biens par son ministre brahmane, Balaji Visvanath, qui, avec l'appui des Mongols, prit le titre de pechva ; un partage ne tarda pas à se faire des dépouilles de l'héritage de Sivaji : à Pouna échut le Pechva, à Gwalior Sindhia, à Indore Holkar, à Baroda Gaïkovar.

❖ Bibliographie

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04-Jan-2021
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