Serveurs divins

Sur cette fiche un peu hétéroclite sont regroupées, différentes divinités secondaires qui sont au service de divinités plus importantes et en particulier Rhéa mais également Cybèle.

Certains auteurs prétendent que les Corybantes, les Cabires, les Curètes et les Dactyles, n'étaient en fait que la même sorte de serviteurs; ce qui peut paraître vraisemblable si on considère que Cybèle portait plusieurs noms différents, suivant les divers lieux de son culte. Ainsi Diomède le grammairien, auteur latin du IV siècle, confond les Dactyles avec les Corybantes et les Curètes et raconte ainsi leur origine : « On rapporte qu'Ops (Rhéa), portée par sa fuite vers le mont Ida dans l'île de Crète appuya ses mains sur cette montagne et mit ainsi au jour son enfant (Jupiter). De l'image des mains surgirent les Curètes et les Corybantes qu'on appela Dactyles Idéens, du nom de la montagne. » Toutefois d'autres auteurs donnent des parents et des explications différents.
Voir aussi les Telchines

❖ Cabires

Cabire

Les Cabires, dont le culte remonte à des temps archaïques de la Grèce, sont des divinités mystérieuses, car on ignore presque tout sur leurs caractères, leur nature ou leur origine. La tradition le plus commune leur donne Héphaïstos pour père. Le dieu du Feu aurait accordé à ses fils des pouvoirs étendus sur les métaux et, d'une manière plus générale, sur l'élaboration des techniques de la métallurgie.

Mais ils étaient aussi invoqués notamment à Samothrace, Lemnos et Imbros pour veiller à la prospérité des champs et pour protéger les marins du naufrage dans ces régions hérissées d'écueils, où la navigation est particulièrement dangereuse. Plus tard, Rome adopta le culte des Cabires sans toutefois, par superstition, leur donner de nom, mais en leur accordant simplement l'appellation de "dieux puissants" et en les associant à la triade Jupiter, Minerve et Mercure.

On connaît deux représentations antiques d'un Cabire, l'une grecque, l'autre romaine, qui symbolisent les pouvoirs de cette divinité, une monnaie de Thessalonique la montre portant un marteau et une médaille de Trajan la représente coiffée d'un bonnet pointu, tenant dans une main une branche de cyprès, emblème du monde de l'Au-delà.

❖ Corybantes

Corybantes
Corybantes

 

Ces divinités tutélaires crétoises, dont les prêtres de Cybèle devaient prendre le nom, avaient, dit-on, chanté autour du berceau de Zeus pour couvrir de leurs voix les vagissements du nouveau-né et empêcher Cronos, son père, de venir le dévorer.

Ensuite les Corybantes qui passaient pour être les enfants de d'Apollon et de Thalie selon Apollodore, étaient les prêtres et des prêtresses de Cybèle. Ils célébraient leurs rites par des danses guerrières où résonnaient les tambours et des cymbales

❖ Curètes

Curetes
Rhéa, Zeus et les Curètes

Souvent confondus avec d'autres divinités tutélaires de la mythologie grecque — les Corybantes, les Dactyles —, les Curètes jouèrent, en particulier, un rôle important dans les circonstances qui entourèrent la petite enfance de Zeus : ils menaient grand tapage autour d'Amalthée, tandis qu'elle allaitait le nourrisson divin, afin d'empêcher Cronos de découvrir le lieu où l'on cachait son fils.

On ignore le nombre des Curètes. Ils donnent lieu, en revanche, à une multitude de légendes. La plus connue rapporte que, sur l'ordre d'Héra, ils dérobèrent à Io le jeune Épaphos, fruit de ses amours avec Zeus. Irrité de ce rapt, le dieu les foudroya.

❖ Dactyles

Divinités tutélaires, comme les Corybantes et les Curètes, vécurent en premier sur le mont Ida, où leur mère Rhéa les enfanta.
Les Dactyles auraient pris ce nom, qui signifie "les doigts", car leur mère, dans les douleurs de l'enfantement, aurait crispé ses doigts sur le sol.
Selon une autre tradition, ils seraient nés de la poussière jetée par les nourrices de Zeus derrière elles de leurs mains pour effacer les traces de leurs pas. Ils auraient ainsi protégé Zeus des fureurs gloutonnes de son père Cronos.

❖ Bibliographie

Bibliothèque virtuelle
http://mythologica.fr