Histoire 1/

Selon la légende, à vingt-neuf ans, bouleversé par le spectacle des souffrances et frappé par la précarité de la condition humaine, Gautama décida de rompre avec l'existence protégée des membres de sa caste et de se consacrer à la recherche de la Vérité.

Il ne la découvrit qu'après de longues années d'errance, Après avoir judicieusement renoncé à un ascétisme stérile, une nuit qu'il s'était arrêté au pied d'un figuier pour méditer. C'est là qu'il reçut l'Eveil, l'Illumination, la révélation de la Vérité. Il réunit alors ses premiers disciples dans sa propre communauté monastique (sangha), ordre religieux sans lieu de culte, bien qu'à chacune des étapes de leur itinéraire s'édifièrent plus tard des monastères bouddhiques.

voir Gautama

La préhistoire et la protohistoire du Tibet sont très peu connues. En effet, dans le Tibet traditionnel, il était quasiment impossible de mener un quelconque sondage de terrains ou une fouille quelconque; ces activités sont considérées comme sacrilèges aux yeux du lamaïsme, la terre étant peuplée de naja-rajas, ou rois-serpents.
Les campagnes de fouilles se sont développées et ont établi la similarité entre les bronzes de fouilles tibétaines et certaines pièces crâniennes du Luristàn. La virtuosité des Tibétains dans le travail des métaux était déjà renommée dans les annales chinoises, qui parlaient de la grande perfection de leur armement.
D'autre part, de nombreuses grottes ont été découvertes dans la zone de Naba et de Kua-Inn : leurs décorations remontent, d'après les archéologues, au IIe millénaire avant notre ère. Dans le Tibet occidental, il faut signaler les grottes de Tsaparang, de Chang, de Kyanglung. On a remarqué un grand nombre d'installations de troglodyte où les anachorètes tibétains pratiquaient la méditation, à l'exemple du célèbre mystique tibétain Milarepa (v. 1040 - v. 1123).

A. W. MacDonald et Jacques Bacot (1877-1965) ont noté à Pu Dopta-Kolsong et à Ganbyang des sites mégalithiques alignés d'est en ouest. Des tombes funéraires datées de 500 avant notre ère ont été mises au jour dans le district de Balukhar elles contiendraient des pâtes de verre et une assez grande variété d'objets de bronze comme des morceaux de miroirs, de la vaisselle et des objets de fer.

Des origine aux premiers rois.

Comme tout mythe des origines d'un peuple, celui du Tibet laisse une très grande part aux mythes. Néanmoins, les textes manuscrits recueillis sur des rouleaux de papier par Rolph Alfred Stein et Paul Pelliot permettent de recrée approximativement ce que fut l'organisation sociale tibétaine avant la venue du bouddhisme, organisation clanique marquée d'une forte influence chamanistique.
La naissance mythique du peuple tibétain serait le résultat de l'accouplement d'un singe avec une démone des rochers, le héros culturel détenteur du savoir et le bienfaiteur du peuple tibétain étant un être d'extraction semi-divine, Nya-khri-btsanpo, être fabuleux issu du ciel par le moyen d'une corde magique. Selon la tradition succédèrent à ce fondateur vingt-sept rois mythiques jusqu'au commencement du VIIe siècle. La tradition bouddhiste tibétaine, après avoir refoulé l'antique religion bön, s'accapara et remodela les origines selon leur canon religieux; ainsi, le premier roi Nyatri Tsenpo (Gnya'-khri-btsan-po) était non pas tibétain, mais indien et de la caste des Shakya (dynastie de Bouddha); son origine évidemment princière plongeait ses racines dans la province de Kosàla. Il avait des yeux qui se fermaient de bas en haut; il fut exposé par son père sur le Gange; sauvé des eaux, il résolut d'accéder à la royauté; s'enfuyant dans les montagnes, il franchit les chaînes de l'Himalaya. En ces lieux, des nomades l'accueillirent et en firent le monarque du Yarlung (vallée haute).

 

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