|
NERON |
|
|||||||
Lucius Domitius Claudius Nero, est né à Antium en 37 apr. J.-C., et mourut près de Rome en 68. Il était fils de Domitius Aenobarbus et d'Agrippine la jeune. Agrippine, devenue la femme de Claude, lui fit adopter Néron, au mépris des droits de Britannicus. Burrhus, courageux soldat, et le philosophe Sénèque furent chargés de l'éducation du jeune Néron. Celui-ci devint à empereur en 54; les cinq premières années de son règne furent marquées par de sages mesures. Mais les mauvais instincts ne tardèrent pas à prendre le dessus. Il avait légitimement secoué la tutelle impérieuse de sa mère. Celle-ci le menaça de soutenir les droits de Britannicus. Néron fit empoisonner le jeune prince (55). Une conspiration formée par Pison fut découverte, et une foule de victimes périrent, parmi lesquelles Pétrone, Thraséas, Corbulon, Lucain, Sénèque. Le signal de la délivrance partit des Gaules: Vindex, gouverneur de la province celtique, et Galba, gouverneur de l'Espagne, entraînèrent leurs provinces dans la révolte. Une partie de l'empire reconnut Galba comme empereur. Le sénat, les prétoriens suivirent cet exemple; Néron, en fuite, se fit donner la mort par un affranchi: « Quel artiste le monde va perdre! », " Qualis artifex pereo !" !Néron s'écria-t-il à son sujet, au moment de périr. ![]() Néron contemple le cadavre de sa mère Agrippine qu'il vient de faire tuer D'après Pietro NEGRI © Musée Calvet d'Avignon Chose incroyable, peu d'empereurs furent autant que Néron, regretté du peuple et des provinces. A plusieurs reprises, de faux Néron se firent acclamer, en Asie, en Grèce. A Rome, sa tombe fut longtemps couverte de fleurs. C'est que Néron fut loin d'être un mauvais administrateur. Quand aucune de ses passions n'était en jeu, Néron, intelligent et instruit, gouvernait bien. Il adoucit le sort des esclaves, introduisit plus de justice dans les lois sur les affranchis et les débiteurs. Doué des dons les plus variés, il cultiva tous ses goûts avec une sorte de furie. Mais il ne s'élevait en rien au-dessus du médiocre, et son amour-propre en souffrait. A défaut des oeuvres de génie, Néron se rejeta sur le grandiloquent. Telle fut cette Maison dorée, qui, eu pleine ville, outre la magnificence extravagante des bâtiments, contenait des parcs, des métairies, des pâturages, des étangs. |
|||||||||
|