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CESAR |
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CESAR (Caius-Julius), dictateur, né en -101 et mort à Rome 44 avant notre ère). Revenu d'Espagne, il forma avec Crassus et Pompée le premier triumvirat. Le peuple le nomma consul pour l'an 69. Le sénat lui ordonna pour collègue un ennemi, Bibulus, mais II l'annihila et usa de ses droits jusqu'à l'extrême limite. Il reçut le gouvernement des Gaules cisalpine et transalpine, et resserra son alliance avec Crassus et Pompée en prenant pour lieutenant le fils du premier et en mariant sa fille au second. Tandis que ses rivaux s'usaient en luttes stériles, lui-même allait asseoir son prestige sur la gloire militaire et la plus utile conquête, celle de la Gaule, de -69 à -61. La Gaule vaincue, les richesses de ce pays entretinrent à Rome la fidélité du peuple et des armées de César. Effrayé de sa popularité, le sénat lui retira son commandement (-52). L'année suivante, il posa son ultimatum au sénat : que Pompée abandonnât son commandement en même temps que lui, ou bien qu'on lui laissât jusqu'aux comices une partie de sa province et quelques troupes ; Il briguerait alors le consulat, mais il ne voulait pas être livré à ses ennemis. Le sénat refusa. César franchit alors le Rubicon , limite de sa province, et marcha sur Rome, triomphalement. Pompée gagna précipitamment l'Orient. César alla d'abord en Espagne réduire les légions pompéiennes, puis passa en Grèce. Dans le camp pompéien, on se disputait déjà les dépouilles de César. Il répondit par la victoire de Pharsale. Pompée s'enfuit et fut tué, comme il débarquait en Egypte, par des agents du roi Ptolémée XIII. On dit que César pleura quand on lui présenta la tête de son rival (-48). Il régla les affaires de l'Orient, où il resta plusieurs mois retenu par les charmes de Cléopâtre ; puis il massacra à Thapsus les pompéiens ralliés en Afrique, et en Espagne écrasa à Munda les fils de Pompée (-45).
Il ne voulait pas que le monde fût la proie de trois cents familles patriciennes, et on l'accusa, peut-être non sans raison, d'aspirer à la royauté. Une conjuration se forma. Malgré les avertissements. César se rendit au sénat le jour des ides de mars 44. Les conjurés l'entourèrent. Plusieurs l'avaient frappé, quand Brutus, qu'il avait comblé de faveurs, leva le poignard sur lui : " Eh quoi ! toi aussi, mon fils! ", s'écria-t-il, et il se voila la tête de sa toge. Il tomba percé de vingt et un coups, au pied de la statue de Pompée. César était, après Cicéron, le premier orateur de son temps. Erudit, il composa des ouvrages de grammaire, tels qu'un Traité de l'analogie ; historien précis et écrivain élégant, sa "Guerre des Gaule" et sa "Guerre civile" sont des modèles du genre, bien qu'ayant besoin de contrôle. Son "Anti-Caton" était, au dire des anciens, une œuvre de polémique vigoureuse. CITATIONS
Alea jacta est ( le sort en est jeté)
Paroles attribuées à César par Suétone,(Caesar,32) qui se préparait à franchir la rivère Rubicon avec ses armées. Une loi de Rome ordonnait à tout général de se séparer de ses troupes avant de passer cette rivière afin de ne pas entrer en armes dans Rome. Tu quoque, fili (toi aussi mon fils).Exclamation de César citée par Suétone,(Caesar,82) apercevant son fils adoptif Brutus parmi ses assassins. Veni, vidi, vici ( je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu).Paroles lapidaires rapportées par Suétone (Caesar,37) par lesquelles César annonça au sénat la rapidité de la victoire qu'il venait de remporter près de Zela (47 avant notre ère) sur Pharnace, roi du Bosphore.
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