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SCULPTURES (1/2) |
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![]() Vénus de Willendorf Le spécimen classique représentatif de la sculpture paléolithique reste la statuette de femme trouvée en 19°8, mille fois reproduite depuis et qu'on appelle la Vénus de Willendorf. Il faut y voir un document authentique de l'idéal esthétique de cette époque et non un témoignage des formes féminines. Une telle adiposité représente, aujourd'hui encore, chez certains peuples le summum de la beauté féminine. La représentation des formes corporelles dans ce petit chef-d'œuvre décèle une virtuosité étonnante. Il ne faut pas imputer à l'incapacité de l'artiste le fait d'avoir relégué au second plan les traits du visage qui, d'après lui, avaient moins de signification que le corps, et lui importaient également moins que la reproduction minutieuse d'une savante coiffure. Cette Vénus de Willendorf est le chef-d'œuvre incontesté d'un éminent artiste, anonyme comme tous ses congénères de la préhistoire. Les statuettes découvertes à Brassempouy, dans le Midi de la France, et à Mayence (à l'état de fragments), qui lui sont comparables du point de vue du style, ont moins de finesse et de vie. L'abondance des hanches (stéatopygie) est la règle fondamentale de cette création artistique, qui se maintiendra à l'époque néolithique. ![]() Brassempouy La tête de la dame de Brassempouy, gravée sur de l'ivoire de mamouth, a été découverte dans les Landes en France et dont la datation est estimée à 23000 ans. Le front, le nez et l'arcade sourcilière sont figurés en relief mais la bouche est absente. Sur la tête, un quadrillage formé d’incisions perpendiculaires peut être interprété comme une perruque, une capuche ou plus simplement une figuration de la chevelure qui retombe avec élégance de part et d'autre du cou . Toutefois dans bien d'autres statuettes les parties les plus représentatives du corps, selon notre conception actuelle, sont encore plus négligées. La tête, par exemple, est indiquée seulement par une prolongation informe du corps ou bien manque totalement. C'est précisément à travers l'évolution de la reproduction du corps féminin au cours de plusieurs millénaires qu'on peut étudier nettement les tendances de l'art paléolithique. Au commencement, on trouve le naturalisme intégral de la statuette de Willendorf, auquel se substitue graduellement une tendance à la simplification, une réduction à l'essentiel. Du corps féminin, il ne reste plus qu'un bâton auquel sont accrochés deux seins, ou une construction en forme de fourche dont le sens n'est perceptible que si l'on a suivi le processus complet. |
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