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IRKILLA.

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De nombreux textes mésopotamiens traitent du monde des morts ou Irkalla comme par exemple l'épopée de Gilgamesh ou le mythe d'Enlil et Ninlil. Mais le plus célèbre est sans contexte la descente d'Ishtar / Inanna aux Enfers.

Elle, la fille de Sin, décida de se rendre
Dans la demeure de l’obscurité, le séjour d’Irkalla,
Vers la demeure où ceux qui entrent ne sortent jamais,
Sur le chemin dont l’aller est dans retour,
Vers la demeure où ceux qui entrent sont privés de lumière,
Là où la poussière est leur nourriture, là où le pain est poussière.
Ils ne verront plus le jour, ils séjournent dans l’obscurité,
Ils sont vêtus comme les oiseaux d’un vêtement de plumes,
Sur la porte et le verrou s’accumule la poussière.

Descente d'Ishtar aux Enfers; 3-11

Comme on vient de le lire les Enfers n'avaient rien de joyeux mais il ne faut pas confondre l'Au-Delà mésopotamien avec l'Enfer chrétien, même si dans les fiches ce terme sera utilisé.

Dans leur conception du monde, les Mésopotamiens, plaçaient en haut le ciel, puis la terre, monde des vivants, au-dessous l'Apsû et tout en bas l'autre monde, les Enfers, le lieu où résidaient les démons et les morts sous la domination de dieux infernaux.

Le gouffre de la terre est habituellement atteint par sept étapes sur une échelle, puis un chemin descendant qui se termine à la première des sept portes. Les sept portes sont gardées et aucune personne vivante est autorisée à passer.

CONCEPTION DE LA MORT. mythologica.fr

Les mésopotamiens concevaient la mort comme la séparation du corps physique appelé esemtu qui devait être enterré souvent dans une chambre souterraine sous la maison du défunt et de l'etemmu (gidim ou gedim en sumérien) qui se rendait dans l'Au-delà pour y retrouver les autres défunts et les entités qui peuplaient ces tristes lieux comme Ereshkigal et Nergal.
Les etemmu recevaient de la part de la famille du défunt des sacrifices (kispu) et si ces sacrifices n'étaient pas accomplis ils pouvaient revenir sur terre sous la formes de mauvais esprits pour hanter les vivants.

Il y avait une sorte de hiérarchie parmi les etemmu: ceux qui avaient eu de leur vivant une famille nombreuse étaient mieux lotis que ceux qui avaient eu peu ou pas d'enfants. Outre les etemmu, on trouve aussi dans les Enfers les « dieux captifs », Qingou et ses complices, qui, dans le grand combat primitif des dieux, s'étaient rangés aux côtés de Tiamat et avaient été vaincus par Marduk.

LEGENDES. mythologica.fr

De très nombreuses divinités et démons aussi montrueux les uns que les autres peuplaient le Grand-en-Bas sur lequel règnait la déesse Ereshkigal, « princesse de la grande terre ». A l'origine elle était l'unique souveraine.
Mais, un jour, le dieu Nergal, « le seigneur de la grande demeure », celui-là même qu'on adorait à Koutha sous le nom de Meshlamtaèa, marcha à l'assaut des enfers. Il avait avec lui quatorze démons, qu'il posta auprès des différentes portes. Pour obtenir la paix, Ereshkigal consentit à prendre Nergal pour époux : « Tu seras mon époux, lui dit-elle, et je serai ta femme ; je te ferai posséder la royauté dans la vaste terre, je placerai dans ta main la tablette de la sagesse. ».

SOURCES. mythologica.fr

  • Dictionnaire des mythologies en 2 volumes de Yves BONNEFOY, Flammarion, Paris 1999.
  • Mythes et mythologie de Félix GUIRAND et Joël SCHMIDT (Larousse 1996)
  • Dictionnaires et encyclopédies Larousse tous types et tous siècles.
  • Mourir au pays des deux fleuves de Véronique Van Der Stede chez David Brown (2007) ISBN-10: 9042919477







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