Quand la culture chinoise fut importée au Japon, le Bouddhisme,
le Confucianisme, le Taoïsme et le Yin-Yang n'ont pas supplanté
la religion indigène mais furent graduellement incorporés
aux rituels Shintô et aux fêtes locales. En 768, le plus grand
lieu saint et le plus sacré Shintô à Ise devint ainsi
un temple Bouddhiste. Le Bouddhisme et le Shintoïsme peuvent être
considérés comme des religions duales. Cette union est appelée
Ryobu Shintô, ou "Shintô Duo" et a été
rendue possible grâce à la doctrine appelée "honji
suijaku", ce qui signifie " traces des manifestations des éléments
d'origine. " Les dieux de Shintô ont été considérés
comme "les traces" de Bouddha", c'est-à-dire qu'ils
étaient les avatars de divers bodhisattvas, ou les incarnations
précédentes de Bouddha.
Pendant la période Tokugawa
(1603-1868), un groupe de savants a commencé à étudier
ce qu'ils ont appelé kokugakushu, qu'on peut traduire par "Etudes
Natales," ou "Nativisme", ou, moins exactement, "Etudes
japonaises." Le kokugakushu a pour tâche de retrouver la culture
japonaise d'origine. L'objet central de leur étude était
le Shintoïsme comme la religion originale du Japon. Ce Shintô
diffère incontestablement de l'original, principalement parce que
le kokugakushu essayait d'inventer une religion nationale capable d'unifier
un pays.
BIBLIOGRAPHIE. mythologica.fr
- Dictionnaire des mythologies en 2 volumes d'Yves BONNEFOY, Flammarion,
Paris 1999.
- Mythes et mythologie de Félix Guirand et Joël Schmidt (Larousse 1996)
- Dictionnaires et encyclopédies Larousse tous types et tous siècles
- Encyclopédie Universalis.
- Encyclopédie de la mythologie d'Arthur Cotterell Edition Parragon 2004.
- Encyclopédie illustrée de la mythologie de A. Cotterell et R. Storm. Editions de l'Orxois 2000.
- Mythes et légendes du monde entier Editions de Lodi 2006.
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