L'éducation d'Héraclès.












Dès qu'Héraclès fut assez âgé, Amphitryon lui apprit à conduire un char. Castor lui apprit à manier les armes, l'initia à la tactique militaire de l'infanterie et de la cavalerie et lui enseigna les premiers rudiments de stratégie militaire. Un des fils d'Hermès fut son professeur de boxe. Eurytos lui enseigna le tir à l'arc. Mais Héraclès dépassait en adresse tous les archers depuis qu'il y eu archers et même il dépassait son compagnon Alcon, père des Phaléros, l'Argonaute, qui était capable de tirer à travers une d'anneaux placés sur les casques de soldats rangés en file, il pouvait fendre des flèches placées sur la pointe d'une épée ou d'une lance. Eumolpos apprit à Héraclès à chanter et à jouer de la Lyre tandis que Linos, fils du dieu-Fleuve Ismenos, lui enseigna la littérature. Un jour qu'Eumolpos était absent, Linos donna à sa place; leçon de musique; mais Héraclès refusa de modifier les principes que lui avait enseignés Eumolpos, et, comme Linos le battait pour le punir de son entêtement, il le tua d'un coup de lyre. Au cours de son procès pour meurtre, Héraclès cita une loi de Rhadamanthe qui justifiait la légitime défense en cas d'agression et ainsi obtint d'être acquitté. Cependant, Amphitryon, redoutant que l'enfant se livrât à d'autres violences, l'envoya dans une ferme à la campagne pour s'occuper des vaches; il y resta jusqu'à dix-huit ans; il dépassait tous ses compagnons par sa taille, sa force et son courage. On ne sait pas qui enseigna à Héraclès l'astronomie et la philosophie, mais il avait également des connaissances en ces matières. Les yeux d'Héraclès lançaient des flammes et il ne manquait jamais son but au javelot ou à l'arc.

Le choix d'HerculeHercule à la croisée des chemins d'aprés P. BATONI (c.1753) © Galleria Sabauda, Turin


Il mangeait modérément à déjeuner; pour dîner, sa nourriture préférée était de la viande rôtie et des gâteaux d'orge à la dorienne. Il portait une tunique courte, sans ornements; et il préférait une nuit passée à la belle étoile plutôt que sous un toit. Une profonde connaissance science augurale faisait qu'il se réjouissait particulière lorsqu'il apercevait des vautours, avant d'entreprendre l'un ses Travaux. Les vautours, disait-il, sont les oiseaux les plus épris de justice: ils n'attaquent jamais aucune créature vivante aussi petite soit-elle.

Héraclès prétendait qu'il n'avait jamais cherché querelle à personne et n'avait seulement infligé à son agresseur ce que celui-ci avait l'intention de lui faire subir. Un certain Termeros avait coutume de tuer les voyageurs en les invitant à un combat à coup de tête; le crâne d'Héraclès s'avéra le plus solide des deux et il fit éclater la tête de Termeros comme un œuf. Héraclès était cependant d'un naturel courtois, et il fut le premier mortel à laisser à l'ennemi ses morts afin qu'ils soient enterrés.

sources annexe
  Apollodore, Bibliothèque:
  Hésiode, Théogonie:
  Homère, Iliade:
  Homère, Odyssée:
  Ovide, Métamorphoses:
  Pausanias, Périégèse:
  Virgile, Enéide:
  Virgile, Géorgiques:
 
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