ARTEMIS / DIANE (2/2). |
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![]() Diane au bain d'après Boucher © Musée du Louvre, Paris Avec leur Artémis nationale, les Grecs ont confondu peu à peu d'autres divinités d'origine orientale. Les noms sont devenus souvent des surnoms de la leur: la déesse thrace Bendis ; Anaïtis d'Asie Mineure, prototype de l'Artémis dite persique; la Dictynna crétoise, patronne des pêcheurs et des marins; l'Artémis sanguinaire de Tauride où on adorait une Artémis, cruelle déesse montée sur un char traîné par deux taureaux. On lui sacrifiait les étrangers et Oreste, grâce à sa sœur Iphigénie, put s'enfuir et échapper à cette sauvage coutume; en Attique, Artémis Brauronia; enfin l'Artémis d'Ephèse mère et nourrice, symbole de la fécondité. Dans l'étude du type figuré, il faut également distinguer: l'Artémis persique avait des ailes, tenait d'une main une panthère, de l'autre un lion; celle d'Ephèse présente d'innombrables mamelles, le corps serré dans une gaine à zones sculptées, la tête coiffée du modius. Très différente est l'Artémis proprement hellénique.
Le type archaïque est une femme debout, jeune et grave, vêtue
d'une longue robe dont elle relève un pan, les cheveux tombant
sur le dos, sauf quelques mèches sur les épaules (telle
l'Artémis du musée de Naples). Dans l'Ecole argienne
apparaît une Artémis plus alerte, à tunique courte,
avec l'arc et le carquois. Parmi les nombreux peintres qui s'inspirèrent de la légende de la déesse, mentionnons Titien (Diane et Actéon, Louvre, Paris), F. Clouet (Diane au bain, musée de Rouen), A. Carrache (Diane et Endymion, galerie Farnèse, Rome) et Rubens (Diane chasseresse, Prado, Madrid).
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