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Les représentations d'Aphrodite varièrent suivant l'aspect sous lequel on l'envisagea.
A Sicyone on vénérait une statue chryséléphantine de Canachos, où la déesse était représentée coiffée du polos. La noblesse et la décence caractérisaient cette statue, qui figurait évidemment l'Aphrodite Ourania ou l'Aphrodite Génitrice.
Mais, par la suite, ce fut la sensualité qui domina dans les effigies d'Aphrodite : on recourait d'ailleurs à des courtisanes pour servir de modèles, comme Cratine, Phryné ou Cambyse, la maîtresse d'Alexandre. Telles furent les Aphrodites nues de Praxitèle, qui effarouchèrent, dit-on, la piété des habitants de Cos. Celle que l'on honorait à Cnide était particulièrement voluptueuse.
Le mythe d'Hésiode de la naissance d'Aphrodite inspira les différents types d'Aphrodites anadyomènes, ou sortant de l'eau, comme la célèbre Aphrodite ou Vénus Médicis, ou encore les Aphrodites au bain, si complaisamment traitées par la statuaire.
Un type assez différent des précédents est celui de l'Aphrodite guerrière, représentée armée et coiffée du casque. C'était celle que l'on vénérait particulierement à Sparte. Il est permis d'y voir un rappel de l'Isthar guerrière des Babyloniens. La Vénus de Milo était une Aphrodite guerrière.Aphrodite symbolise la beauté et le charme féminins, c'est la divinité de la mythologie grecque la plus fréquemment figurée. Aphrodite Ourania était représentée vêtue, parfois couronnée, et le pied posé sur une tortue.

Naissance (ou triomphe) de Vénus
d'après F. Boucher © National Museum de Stockholm

La naissance de Vénus d'après Cabanel
(© Musée d'Orsay, Paris )
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