|
TEXTES RELIGIEUX |
|
|||||||
Les hymnes témoignent de l'existence ancienne d'un lyrisme poétique : la volonté fervente d'expression, faite d'images suggestives, peut dépasser les mots; l'élan de foi personnel, transcender la formule. A partir de 1560 av. J.-C., en effet, près de chaque momie est glissé un papyrus, roulé et scellé, comportant incantations, prières, hymnes, tout le viatique verbal du défunt s'acheminant vers l'éternité; appelés par nous livres des morts, ces papyrus révèlent la grande richesse spirituelle d'une pensée religieuse évoluant depuis deux millénaires. Il existe un grand nombre de textes funéraires utiles au défunt pour éviter les périls de l'Au-delà.
Ce texte consiste, pour une bonne partie, en un répertoire, un véritable guide de voyage pour connaître le monde de l’au-delà pour l’arpenter sans crainte et pour en vaincre les périls. Il s’agit de connaître le monde de l’au-delà : dénombrer et nommer les êtres qui s’y trouvent, connaître ses portes et ses chemins, connaître les activités qui s’y déroulent, et les paroles que l’on y prononce. Fidèle à ce programme clairement énoncé: savoir nommer les dieux et l’espace, le texte déploie une litanie de neuf cent huit noms divins, égraine la nomenclature des étranges paysages qu’on y rencontre, détaille heure par heure le périple de la barque transportant le dieu solaire. LIVRE DES RESPIRATIONS ou le Shaï-en-sinsin date de la basse époque, généralement on considère qu’il a été rédigé à l’aide de matériaux bien plus anciens. Les nombreux exemplaires qu’on en a trouvés sont tous en écriture hiératique. Si l’on peut juger d’après les titres des défunts auxquels ils furent consacrés il était spécialement réservé aux prêtres d’Amon-Rê.
|
|||||||||
|